Les Payernois découvrent leur première ligne de bus

Transports publicsAvec le nouvel horaire des CFF, Payerne se dote de sa première ligne de bus urbaine, mise en service lundi matin.

Depuis lundi, une première ligne de bus urbaine circule au cœur de Payerne.

Depuis lundi, une première ligne de bus urbaine circule au cœur de Payerne. Image: PHILIPPE MAEDER

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«Avant, cela me prenait un peu plus de dix minutes pour rejoindre la gare à pied. Désormais, cela sera plus rapide et confortable». Tessinois installé dans le quartier de la Coulaz depuis une bonne année, Gabriel Bogado était le tout premier utilisateur de la ligne de bus urbaine de Payerne, lundi matin, sur le coup de 6 h 02. Étudiant à l’Université de Lausanne, il s’est installé dans la cité car un ami y résidait aussi et représente le client type pour lequel la commune a dû mettre sur pied ce transport public urbain. chaque demi-heure, il reliera le nouveau quartier à l’hôpital via la gare.

«C’était une condition imposée par le canton, pour la réalisation du plan de quartier de la Coulaz», rappelait la syndique Christelle Luisier Brodard, en août dernier, au moment de présenter le préavis municipal correspondant. Et d’ajouter: «Au-delà de ça, c’est une prestation que l’on se doit d’offrir à la population d’une ville qui grandit.» Exploité par le transporteur CarPostal, mais affichant un graphisme propre à Payerne, le bus propose neuf arrêts dans un sens et de six dans l’autre pour une distance de 7 km.

Et en cette journée pluvieuse, Christophe Rolland est bien content de pouvoir en profiter pour aller prendre son train en direction de Lausanne. Julie Macedo, également cliente aux aurores, voyagera de son côté en direction de Berne, où elle est assistante de direction. «Avant, je n’avais pas d’autre choix que de rejoindre la gare à pied.» Comme d’autres durant la journée, ces premiers utilisateurs sont accueillis par une équipe de CarPostal pour les remercier de leur confiance.

Au volant, Michel Mrozinski travaillait auparavant sur «la plus belle ligne du pays», entre Puidoux-Chexbres et Cully. Mais en raison de réduction de son temps de travail en Lavaux, il conduit désormais les cars dans la région broyarde. «Ça ne me dérange pas plus que cela, car j’aime mon métier», philosophe-t-il alors qu’il attend d’éventuels nouveaux voyageurs à la gare. Aujourd’hui, il sera au volant jusqu’à 10 h, puis à nouveau de 14 h à 16 h, tandis qu’un confrère assurera le reste du trajet jusqu’à 20 h. Le samedi, le bus roulera à la cadence horaire, alors qu’il sera en congé le dimanche. Et pour cette mise en service, le trajet dure un peu plus long que prévu en raison de la fermeture de la rue de Guillermaux.

Un canard égaré sur la route

Si Payerne confirme son statut de ville avec ce premier bus qui arrive peu de temps après avoir fêté le 10 000e habitant de la cité, elle reste une localité campagnarde. D’ailleurs, un canard égaré sur la route l’a rappelé au moment d’entamer la seconde boucle du tracé! Il faudra toute la persuasion d’un photographe et de l’équipe marketing pour libérer l’accès. «C’est ce qu’on appelle de la mobilité douce», rigolent les communicants de CarPostal.

Ancien municipal payernois, Gérald Etter profite de cette seconde traversée de ville pour grimper dans le bus afin de rallier la gare, puis son emploi à Epalinges. «J’y vais aussi parfois en voiture car il arrive que j’aie besoin d’un véhicule privé sur place, mais comme il y avait des risques de neige aujourd’hui, ce transport public sera certainement plus efficace. Mais je trouve que le prix de la course, fixé à 2 fr. 90 est trop cher, notamment pour aller faire ses courses en ville», commente l’ancien responsable de l’urbanisme. Le ticket journalier coûte 8 fr. 80.

Pour lancer ce bus de 10 mètres de long pour une capacité de 48 places équipées de wi-fi et chargeurs USB, Payerne a investi 738 000 francs, dont 432 500 pour couvrir l’exploitation annuelle. Un prix qui n’a en tout cas pas retenu Alison Mambuenie, laquelle est la première à payer son trajet, au moment de grimper dans le transport public à la gare pour rejoindre son travail à l’hôpital: «Avant, je montais à pied. Je ne sais pas si je vais prendre ce bus tous les jours, mais je voulais le voir de mes yeux.» Une fréquentation quotidienne de 150 passagers est prévue pour cette première année d’exploitation.

Créé: 10.12.2018, 16h48

«Je n’avais pas d’autre choix que de rejoindre la gare à pied»

Julie Macedo, assistante de direction à Berne

«Avec le bus, le trajet sera plus rapide et confortable»

Gabriel Bogado, étudiant à l’UNIL.

«Le prix de la course, fixé à 2fr.90, est trop élevé»

Gérald Etter, vétérinaire et ancien municipal

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