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Une pêcherie les pieds dans l’eau

Les infrastructures envisagées par l’unique pêcheur professionnel du village seraient construites sur pilotis, à l’ouest du port.

Le lieu retenu pour la future pêcherie d'Yvonand se situe à l'ouest du port.
Le lieu retenu pour la future pêcherie d'Yvonand se situe à l'ouest du port.
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Un roi sans royaume? À Yvonand, Pierre-Alain Chevalley dispose depuis quelques mois d’un permis de pêche professionnelle sur le lac de Neuchâtel, mais pas de l’outil de travail nécessaire à son activité. Peut-être plus pour très longtemps toutefois. Lundi soir, le municipal Olivier David a présenté au Conseil communal le projet d’installation d’une pêcherie, conjointement conduit par les autorités et le quadragénaire. Surprise: les infrastructures rêvées par le pêcheur sont à construire sur des pilotis, à quelques encablures à l’ouest du port.

«Des discussions sont en cours avec les services cantonaux», confirme le principal intéressé. S’il a fallu chercher ailleurs, c’est que le Village des pêcheurs où travaillait son prédécesseur ne permet plus la conduite d’une activité professionnelle actuelle. Éloigné des zones d’activités, le site est peu visible et accessible qu’à pied, car situé dans une réserve naturelle. Les infrastructures sont en outre constamment confrontées à un problème d’ensablement. «Nous lui avons donc demandé de nous présenter ses options», reprend Olivier David.

Deux sites ont été retenus, près du port dans un périmètre déjà affecté aux activités lacustres. Les études conduites sur les mécanismes d’ensablement de la zone ont mis en avant la parcelle située à l’ouest du restaurant du Colvert. Mais elle est malheureusement colloquée en zone «forêt» à l’intérieur de laquelle il n’est pas possible d’implanter une pêcherie sans passer par une procédure administrative, aussi longue qu’incompatible avec les limites de la patience du pêcheur. «Les discussions avec la Direction générale de l’environnement ont débouché sur une alternative que je n’aurais jamais osé présenter: une installation sur l’eau», sourit Pierre-Alain Chevalley.

Un bureau d’ingénieurs planche sur sa faisabilité. Et le pêcheur a déjà sa petite idée. «J’imagine une plateforme métallique légère. Une partie serait couverte et mon bateau pourrait y pénétrer pour y être amarré», explique-t-il. Sur place, il disposerait des installations nécessaires pour débarquer son poisson, le préparer, le vendre frais ou le fumer. «L’idéal serait de pouvoir commencer l’exploitation en janvier. Avec un permis de construire à l’automne, c’est jouable.»

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