Philippe Guignard cède sa société pour la sauver

RestaurationEn difficulté, l’entreprise du pâtissier d’Orbe a été reprise par un groupe d’hommes d’affaires vaudois.

«Cette décision a été difficile à prendre, mais elle était mûrement réfléchie. Je cherchais une solution 
depuis cinq ans», Philippe Guignard, directeur du Groupe Philippe Guignard SA.

«Cette décision a été difficile à prendre, mais elle était mûrement réfléchie. Je cherchais une solution depuis cinq ans», Philippe Guignard, directeur du Groupe Philippe Guignard SA. Image: OLIVIER ALLENSPACH - A

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Philippe Guignard ne devra pas raccrocher son rouleau à pâte et ranger sa toque de chef. En restructuration depuis quelques mois, sa société Guignard Desserts vient en effet d’être reprise par Groupe Philippe Guignard, une SA créée le 1er juin par quatre hommes d’affaires vaudois à la tête desquels Philippe Addor (50 ans), prestataire du Mondial du chasselas et du concours Sélection des vins vaudois.

«Le capital-actions s’élève à 200'000 francs et nous avons repris les actifs existants, ce qui devrait permettre à l’ancienne société d’être liquidée gentiment», affirme Philippe Addor. Philippe Guignard accueille la nouvelle avec une extrême satisfaction. «C’est s’entourer pour être plus fort! Même si cette décision a été difficile à prendre, elle a été mûrement réfléchie. Je cherchais une solution depuis cinq ans. Quand la nouvelle est tombée, j’ai levé les bras au ciel», affirme-t-il.

Directeur

Dans les faits, le confiseur reprend avec son épouse Roselyne la direction de la nouvelle société qui chapeaute le restaurant et le site de production d’Orbe, le Restaurant Le Citadin à Lausanne et le service traiteur. «Je vais pouvoir me reconcentrer sur ce que je sais faire. Avec le temps et une entreprise qui grandit, on arrive à un point où l’on ne fait les choses qu’à peu près bien, ou à peu près mal», souligne-t-il. Ces deux dernières années, Philippe Guignard avait successivement quitté l’Hôtel des Horlogers au Brassus, le chalet d’alpage de La Bréguette et l’Hôtel-Restaurant La Prairie à Yverdon.

Soulagé de l’administratif, l’Urbigène qui n’a pas d’action dans la société n’aura plus de pouvoir décisionnel. Mais il pourra, comme il le souhaitait, se rapprocher de ses collaborateurs et de ses clients. «Il est maître de tout ce qui concerne la production, mais il ne peut plus décider sans l’accord du conseil d’administration de questions concernant la gestion des affaires», confirme Philippe Addor.

Emplois maintenus L’objectif principal des repreneurs était bien entendu de sauver la cinquantaine de collaborateurs. «Et on peut dire qu’on a frôlé la catastrophe, mais nous y sommes parvenus. Ils ont tous été repris aux mêmes conditions. Leur avenir professionnel est ainsi assuré», affirme le président du conseil d’administration.

Créé: 18.06.2014, 08h44

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