Au Port de Chevroux, le jeune patron mise sur le fait maison

Coup de FourchetteA la tête du restaurant depuis juin 2017, David Barroso affiche volontiers son label sur sa carte.

David Barroso, fervent défenseur du fait maison.

David Barroso, fervent défenseur du fait maison. Image: JEAN-PAUL GUINNARD

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Sur sa carte, David Barroso, patron du Restaurant du Port de Chevroux depuis juin 2017, affiche volontiers le label «fait maison». Le menu rappelle que les mets proposés sont entièrement élaborés sur place selon les critères établis et que les temps d’attente peuvent être plus longs car les préparations sont minute pour conserver les propriétés des produits. Des produits pour lesquels les circuits courts sont privilégiés. Ainsi, le jour de notre visite, la page Facebook de l’établissement rappelait que les courses avaient été faites le jour même, chez une maraîchère du village.

Après un apprentissage, pas terminé, de cuisinier à Bussigny, là où il a grandi, le chef s’est formé plusieurs années à la Croix-Blanche d’Épagny avant de gérer le Restaurant des Dents Vertes à Charmey. Depuis son arrivée au bord du lac de Neuchâtel, ses pizzas, parfois vendues à 10 fr. le lundi soir, font son succès, mais il propose aussi une carte alléchante. Celle-ci précise notamment que la provenance des filets de perche (dès 30 fr.) dépend des prises des pêcheurs locaux.

En cette période automnale, nous nous sommes laissé séduire par la carte de chasse. Si la terrine de gibier (18 fr.) était parfaitement apprêtée, la garniture du feuilleté aux champignons (16 fr.) très bonne, était peut-être étouffée par le feuilleté. En menu, la cuisson des médaillons de chevreuil (43 fr.) était idéale et le léger manque d’assaisonnement était compensé par un excellent beurre de chasse. Une façon différente de découvrir la chasse est proposée avec un tartare de cerf parfaitement relevé au parmesan (36 fr.). Un plat accompagné de pain frais grillé, plutôt que les traditionnels toasts de supermarché. Et le patron propose volontiers un supplément.

Soutenant les sociétés locales ou la création d’un accueil parascolaire dans le village, il souhaite s’inscrire dans la durée à Chevroux. Sa philosophie de proximité devrait lui permettre d’y parvenir. D’ailleurs, s’il propose quelques spécialités étrangères, sa carte des vins fait surtout la part belle aux crus régionaux. Nous avons choisi L’Aristocrate, un assemblage de merlot, gamaret et diolinoir d’Alain Besse à Mur, dans le Vully.

Créé: 25.10.2019, 10h29

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