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A La Praz, on préfère ne pas parler des éoliennes

A quelques jours du second vote du Conseil général du village de La Praz sur les éoliennes du Mollendruz, les positions se durcissent. Plutôt que de se fâcher, les habitants retiennent leur souffle.

La syndique de La Praz, Anni Sordet, a dû composer avec une opposition remontée et des indécis silencieux lors de la dernière soirée d’information précédant le vote du Conseil général.
La syndique de La Praz, Anni Sordet, a dû composer avec une opposition remontée et des indécis silencieux lors de la dernière soirée d’information précédant le vote du Conseil général.
CHRISTIAN BRUN

Il peut faire froid à La Praz, 875 mètres d’altitude, un soir venteux de mars. Très froid même. La presse, qui a été tenue à l’extérieur de la séance réservée mercredi soir aux habitants du village, peut en témoigner. Par contre, à l’intérieur de la salle communale aux lambris de bois, la température est montée: «Mais puisqu’on vous dit qu’on n’en veut pas de vos éoliennes, a ainsi lancé une voix de femme, excédée. On-n’en-veut-pas!» Nous sommes désormais à six jours du deuxième scrutin du Conseil général de La Praz sur le projet éolien du Mollendruz, le plus important du genre dans le canton de Vaud à ce jour. L’assemblée l’avait refusé le 18 janvier dernier, à 20 non contre 11 oui, sachant que neuf habitants se sont fait assermenter le soir même. Le résultat, selon les autorités, d’un manque d’information qu’il s’agissait de combler. Avant de revoter, pour en avoir le cœur net.

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