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Le projet de carrière est visé par un référendum

L’exploitation prévue sur les flancs du Mont-Aubert divise le village. Les opposants partent récolter des signatures.

PHILIPPE FORNEY

Le projet de carrière n’a pas fini de faire parler de lui à Concise. Pour rappel, le 24 juin, la Municipalité du village demandait au Conseil communal l’autorisation de signer l’acte constitutif de servitude de la carrière en faveur du groupe Marti, probable futur exploitant du site. Elle sollicitait également l’autorisation de signer une convention visant à cadrer le projet. L’organe délibérant avait alors accepté la création de la servitude mais refusé la convention.

Dans la foulée, le 1er juillet, un comité référendaire composé de six personnes s’était constitué pour permettre aux habitants de se prononcer sur «l’autorisation de signature par la Municipalité de l’acte constitutif de servitude». Cette demande de référendum a été officiellement validée vendredi par la Municipalité. Le comité a désormais 40 jours pour recueillir 108 signatures, un nombre représentant 15% des électeurs de la commune.

«On devrait y arriver, analyse Christos Nüssli, président du comité référendaire. La barre à atteindre, ce n’est pas la mer à boire. Par contre, le résultat d’une votation n’est jamais joué d’avance.» Le syndic Patrick Jaggi estime lui aussi que la récolte de signatures devrait aboutir: «Ils les auront. Ce référendum est plutôt une bonne nouvelle, vu l’émotion provoquée par ce projet. Je suis très favorable à ce que les citoyens puissent se prononcer.»

«Il faut trouver des nouveaux revenus si nous voulons éviter une hausse d’impôt»

Il n’empêche que, sur le fond, l’édile assure que son village a besoin de cette carrière et des retombées qu’elle générerait, soit de 300'000 à 600'000 francs par an sur près de trente ans. «Cela fait cinq ans que nous cherchons des solutions, poursuit-il. Nos comptes se bouclent année après année avec un excédent de charges. Il faut trouver des nouveaux revenus si nous voulons éviter une hausse d’impôt.»

Cet argument fait rire Christos Nüssli. «C’est un débat qui dure depuis longtemps. Il n’y a pas péril en la demeure. On peut toujours prévoir le pire. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas. Loin de là.»

Patrick Jaggi, lui, maintient sa position et avance que les référendaires ne voudraient pas voir la réalité financière de la commune: «Nous avons besoin de 300'000 francs supplémentaires par an, c’est un fait.» Pour le comité en quête de paraphes, la question dépasse les finances communales. «Si vous venez habiter à Concise ou dans la région, c’est parce que c’est une des zones les mieux préservées du canton, argumente Christos Nüssli. Les habitants d’Estavayer-le-Lac, notamment, sont eux aussi concernés puisqu’ils seraient aux premières loges pour voir les dégâts. On ne peut pas donner carte blanche à un exploitant sans connaître son projet. Ce n’est pas responsable.» Selon Patrick Jaggi, c’est justement parce que le projet n’est pas encore défini qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. «Il est trop tôt pour le faire», indique-t-il.

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