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Un quartier lance la révolte contre la 5G à Yverdon

L’Association de quartier des Isles-Valentin-Sud a réuni 720 signatures contre un projet d’antenne de téléphonie mobile à la rue des Moulins.

Charles Albrici (à gauche) est le président de l’association de quartier des Isles-Valentin sud.
Charles Albrici (à gauche) est le président de l’association de quartier des Isles-Valentin sud.
Antoine Hürlimann

À l’enquête publique jusqu’à ce samedi, la pose d’une antenne 5G suscite la crainte de nombreux Yverdonnois. Vendredi, à la veille du délai, Charles Albrici, président de l’Association de quartier des Isles et de Valentin-Sud, a remis au greffe 720 signatures récoltées dans le cadre d’une opposition collective à cette «aberration sanitaire». «Nous sommes plus que satisfaits, se réjouit-il. Je n’ai pas connaissance de beaucoup d’oppositions collectives sur le sujet réunissant un nombre aussi important de paraphes.» D’autant plus que le collectif, qui assure jouer le rôle «d’antenne relais entre l’inquiétude des citoyens et la Municipalité», n’a pas eu autant de temps qu’il espérait pour mobiliser ses troupes. «Dans un premier temps, la Ville n’a pas pu nous dire si l’antenne prévue sur le toit de l’immeuble sis rue des Moulins 109-113 – dans un quartier à très forte densité – était une installation 5G ou non, assure Charles Albrici. Nous avons dû mener notre propre enquête. Les autorités ont finalement mis six jours pour nous confirmer l’information. Pendant ce temps-là, le délai pour faire opposition s’était considérablement réduit.»

Toujours selon le président de l’association, personne ne pouvait répondre à ses questions au sein du Service de l’urbanisme. «D’un côté, la Ville dit qu’elle ne peut pas faire opposition. De l’autre, elle affirme appliquer le moratoire décidé par le Canton sur le sujet. On est dubitatif. On verra maintenant sa réaction.»

Municipal des Énergies, Pierre Dessemontet rappelle que la Ville ne peut s’opposer aux nouvelles antennes qu’en invoquant des raisons urbanistiques. «En période de moratoire, la Ville empêchera la délivrance de permis de construire pour toute nouvelle antenne 5G. Elle ne peut cependant rien faire concernant celles déjà existantes, qui sont ensuite modifiées. Et l’antenne des Moulins date de 2011, selon les photos aériennes que j’ai pu voir.» Dès lors, pourquoi mettre le projet à l’enquête? L’édile renvoie vers Gloria Capt, sa collègue responsable de l’Urbanisme. Qui n’a pas répondu à nos appels.

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