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Quatorze mois pour la voleuse de billets de loterie

Le Tribunal a reconnu la quadragénaire coupable de vol par métier. Elle a dérobé pour plusieurs dizaines de milliers de francs de tickets à gratter sur son lieu de travail.

Image d'illustration.
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KEYSTONE - A

C’est dans doute ce qu’on peut appeler perdre à la loterie. Une habitante du Nord vaudois vient d’écoper de quatorze mois de prison avec sursis pendant trois ans pour avoir piqué à ses employeurs pour plusieurs dizaines de milliers de francs de billets à gratter.

Le Tribunal d’arrondissement du Nord vaudois a ainsi suivi dans les grandes lignes l’avis du représentant du Ministère public. La Cour a toutefois été un peu plus clémente, rabotant six mois à la peine demandée par Gabriel Moret. «Nous n’avons en notre possession que le dispositif et aucun considérant, mais je déduis de ce verdict que le Tribunal a été sensible à la situation de Madame, ce que je peux entendre», explique-t-il.

Peu après son interpellation, un trouble neurologique fonctionnel lui a été diagnostiqué. Un mal sans doute préexistant à l’affaire qui a amené la quadragénaire devant un tribunal et qui lui occasionne de graves pertes de mémoire. Comme son avocat l’a rappelé en cours d’audience, elle en est affectée au point de ne pas se souvenir de sa date de naissance ou du prénom de ses deux filles, majeures. Inutile donc de l’imaginer pouvoir estimer le montant de ses vols. Et encore moins les gains qu’elle a pu retirer des billets gagnants.

Entre décembre 2016 et mars 2018 à Romanel-sur-Lausanne, puis de juin à août de la même année à Orbe, elle a piqué dans les deux stations-services où elle était employée des billets à gratter dont la valeur est estimée entre 80'000 francs et 200'000 francs. Ainsi que pour 9'500 francs de cigarettes et 820 francs de bons d’essence. Peu avant l’audience, elle a passé une convention avec ses deux anciens employeurs. Moyennant un remboursement de sa part de 84'000 francs, ces derniers avaient accepté de retirer leur plainte.

«La peine prononcée est supérieure à 12 mois, c’est l’essentiel»

Ce qui n’a pas empêché le Tribunal de la reconnaître coupable de vol par métier et d’assortir sa peine d’une longue période de mise à l’épreuve. «Même si elle est inférieure à ce que j’avais requis, la peine prononcée est supérieure à 12 mois, c’est l’essentiel. C’est ce qui m’incite à ne pas déposer d’appel direct contre la sanction», conclut Gabriel Moret. Quant à l’avocat de la quadragénaire, il n’a pas arrêté sa décision.

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