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Rénover la Haute Ecole d'ingénierie d'Yverdon? Sacré défi

L'amélioration énergétique de la HEIG-VD était soumise à des conditions strictes de protection. Analyse des professionnels.

Les fameuses façades orange de la HEIG-VD, ici avant les travaux de rénovation, sont inscrites au recensement architectural du canton.
Les fameuses façades orange de la HEIG-VD, ici avant les travaux de rénovation, sont inscrites au recensement architectural du canton.

«Si j’avais été libre de faire comme je l’entendais, j’aurais remplacé les fenêtres par de grandes baies d’une pièce, pour éviter les ponts de froid. Avec des séparations factices pour respecter les dimensions d’origine», explique Christophe Brunner, du bureau d’ingénieurs-conseils E + B Concept, à propos de la rénovation thermique menée en 2014 et 2015 sur la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD).

Des travaux exposés par le menu lors du Symposium énergétique ER17 qui a réuni quelque 190 professionnels dernièrement à Yverdon-les-Bains.

Gaspillage et obsolescence

Datant du milieu des années 70, les bâtiments ont été conçus dans une période de surabondance et de gaspillage. Les installations techniques et les baies vitrées étaient dans un état d’obsolescence généralisé. En même temps, le site est inscrit au recensement architectural du canton.

Propriétaire et maître d’œuvre, le Service immeubles, patrimoine et logistique (SIPAL) était très attentif au respect de la modularité des façades qui caractérise la HEIG-VD. «La rénovation se devait d’être discrète. Nous avions le droit de toucher aux fameuses parties orange, mais pas aux parties opaques en béton gris», indique l’ingénieur. Impossible donc de supprimer les ponts thermiques, par exemple.

L’opération a coûté quelque 30 millions de francs, dont 10 pour l’enveloppe et les locaux provisoires et 20 pour les installations. «Les façades ont été refaites à l’identique, avec triples vitrages et cadres en alu thermolaqué orange», explique Christophe Brunner. Le chauffage au mazout à deux paliers a été remplacé par des chaudières à gaz réglables en continu et des vannes thermostatiques. «En cas de soleil, il est souvent possible de couper entièrement le chauffage en hiver.» Autre mesure, l’eau chaude a été supprimée presque partout.

Une consommation qui chute

La ventilation, surdimensionnée, a été entièrement remplacée, y compris les gaines, qui étaient très perméables. Des équipements électriques modernes et économiques ont été installés. Pour l’éclairage, des tubes à luminosité réglable ont été posés. Un essai avec des LED en 2012 avait été jugé peu concluant, la lumière étant trop dure.

Au final, la consommation est passée de 2400 mégawattheure (MWh) par an à 1100 pour le chauffage et l’eau chaude et de 1800 à 1116 MWh pour l’électricité. «Ce sont des résultats provisoires, bruts de décoffrage, relativise Christophe Brunner, car le processus de réglage et d’optimisation est encore en cours.»

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