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De retour d’Inde, ils cherchent un endroit pour leur camping-car

Des Broyards voyageant à l’étranger doivent rentrer précipitamment en raison du coronavirus. Ils recherchent un point de chute.

En échange d'un endroit où installer son camping-car, la famille payernoise propose un peu de couleur.
En échange d'un endroit où installer son camping-car, la famille payernoise propose un peu de couleur.
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Qui aurait un terrain à louer ou toute autre bonne idée pour un point de chute comme un chalet à louer? Tel est le message qu’une famille payernoise fait circuler depuis jeudi sur le groupe Facebook «T’es de Payerne si». En échange, Guy et Patricia proposent un loyer dans la limite de leurs moyens, des coups de main pour divers travaux et surtout un peu de couleur. En effet, faute de foyer meublé, cette famille, qui a vendu sa maison et largué les amarres début 2019 pour voyager à l’étranger, compte vivre dans son camping-car coloré. Elle avait déjà procédé de la sorte l’été dernier, quand Guy rentrait au pays pour travailler aux CFF.

«Depuis deux semaines, notre vie est centrée sur la recherche de nourriture»

Sauf que là, rien n’était prévu, les Payernois n’ayant initialement imaginé rentrer qu’à mi-mai de Goa, en Inde, où la famille loue une petite maison depuis octobre dernier. «Même s’il y a encore très peu de cas en Inde, le pays est totalement confiné depuis deux semaines avec un couvre-feu complet entre 6 h et 21 h 30. Si nous n’avons jamais manqué de rien, depuis deux semaines, notre vie est centrée sur la recherche de nourriture», raconte Patricia.

Bénéficiant d’un filtre à eau et d’une cuisine, la famille se sentait aussi nettement mieux lotie que la plupart du gros milliard d’habitants de l’Inde, même si la chaleur intense oblige réellement à se confiner à l’intérieur de la maison toute la journée. La possibilité de sortir s’aérer en Suisse pèse donc aussi dans la balance d’un retour. Et le revenu de Guy est vital pour l’équilibre du budget. Après un contact avec l’ambassade de Suisse, la famille a donc décidé de profiter d’un vol de rapatriement au pays pour rentrer plus tôt que prévu.

Premier choix de rester sur place

Elle aurait déjà pu le faire plus vite, mais vu le climat anxiogène en Suisse et la relative tranquillité en Inde avec peu de contaminés, elle avait choisi de rester sur place. «Contrairement aux touristes qui pouvaient plier leur valise et rentrer précipitamment, nous avions aussi beaucoup d’affaires à préparer pour le retour», ajoute la mère de famille. Mais là, l’opportunité d’un prochain vol avant le mois de mai semblait se réduire comme peau de chagrin, si bien que les Broyards et leurs deux enfants quitteront leur pays d’accueil dimanche.

S’ils ne trouvent pas de logement meublé pour leur séjour au pays, ils se verraient bien stationner leur camping-car à proximité de terrains de football et ont lancé des demandes à diverses communes allant dans ce sens. Et, en septembre, ils comptent repartir à l’aventure, normalement à Goa, où les enfants perfectionnent leur anglais. Ou ailleurs si les restrictions devaient être prolongées par le pays, la famille ayant fait du voyage son leitmotiv.

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