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Le taureau de la fédérale de lutte a fini en boucherie

Deuxième vedette de la Fête fédérale de lutte d’Estavayer 2016 derrière le vainqueur du tournoi, le taureau «Mazot de Cremo» a été envoyé à l’abattoir.

«Mazot de Cremo» a rejoint le paradis des taureaux. En toute discrétion, le bovidé qui était sans doute le plus célèbre de Suisse l’an dernier a été mené à l’abattoir il y a un mois par ses éleveurs. Il a fini dans la région bâloise, où un boucher a remporté la mise. Ce splendide Holstein, 1,80m au garrot, né en septembre 2013, était réservé au Roi de la dernière Fête fédérale de lutte d’Estavayer 2016. Bichonné pendant des mois, soigneusement sélectionné dans l’élevage des Ecasseys (FR) par des experts, il devait incarner le plus grand des honneurs pour le premier lutteur de Suisse et pour les éleveurs fribourgeois qui en avaient fait un emblème.

Hélas, le vainqueur Matthias Glarner, une fois la remise officielle et les photos réalisées, a préféré partir avec l’enveloppe sonnante et trébuchante qui lui revenait au choix. «Ce n’est pas un paysan. Il ne savait pas où le mettre, alors on l’a repris», commente Philippe Currat, éleveur et propriétaire de «Mazot», un brin déçu.

«Lors de la Fête de Berthoud, en 2013, Matthias Sempach était reparti avec «Fors vo dr Lueg», raconte Albert Bachmann, président du comité d’organisation d’Estavayer 2016. C’est une question de choix. Ce taureau a certes une valeur génétique, mais c’est surtout un symbole: la force, les valeurs rurales, le souvenir des débuts de la lutte. Si «Mazot» est effectivement mort, c’est un peu une partie de l’histoire d’Estavayer 2016 qui part. Mais on savait que ça allait arriver un jour ou l’autre. D’ailleurs «Fors vo dr Lueg» a aussi fini par mourir.»

Cremo se prononce pas

L’entreprise Cremo, qui avait fait du taureau son ambassadeur publicitaire, préfère ne pas se prononcer. «On le garde en bonne mémoire», commente simplement le groupe laitier. «Mazot» avait eu droit à son propre site Internet (plus mis à jour depuis septembre 2016) et une marraine, la conseillère nationale Christine Bulliard-Marbach.

Ce qui s’est passé? «Mazot a simplement fini sa carrière, reprend Philippe Currat, confirmant le récit de nos confrères du Temps. On a utilisé «Mazot» chez nous cet hiver pour des saillies: plusieurs veaux sont d’ailleurs en route. Mais il avait pris beaucoup de poids. Avec ses 1200 kg, alors qu’un taureau est en général utilisé jusqu’à ce qu’il ait 800 kg, il aurait pu finir par blesser une vache.» Il poursuit: «On en était fier, c’est une occasion qui n’arrive qu’une fois dans une vie. Je sais que c’est difficile à expliquer au grand public. Nous aussi on l’aimait bien. Mais c’est la vie d’un troupeau et d’un élevage.»

L'hymne de Oech's die Dritten à Fors vo dr Lueg, taureau remis au vainqueur de Berthoud en 2013

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