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L’Autre temps peut souffler mais a encore besoin d’aide

Des soutiens se sont manifestés pour épauler la coopérative de réinsertion professionnelle qui a perdu l’aide du Canton.

Cyril Maillefer, fondateur de la coopérative, dans ses locaux à Chavornay.
Cyril Maillefer, fondateur de la coopérative, dans ses locaux à Chavornay.
Patrick Martin

La vie continue pour la coopérative de réinsertion professionnelle L’Autre Temps, basée à Chavornay. Le 20 novembre, elle annonçait la plantation de dix arbres fruitiers à Treycovagnes, en partenariat avec les autorités locales et l’Alliance vaudoise pour la nature. Pourtant, les difficultés s’étaient accumulées à la suite de la récente annulation de sa convention avec le Département de la santé et des affaires sociales du Canton. Un accord qui représentait la coquette somme de 400000 francs par an et qui couvrait les deux tiers du budget de l’organisation.

«Pour équilibrer nos charges, nous avons dû licencier cinq personnes entre fin août et fin septembre»

Le fondateur de la petite coopérative, Cyril Maillefer, avait appelé à l’aide, tout en insistant sur le fait «qu’il ne demandait pas la charité mais qu’il voulait simplement pouvoir travailler», dans le but de sortir de l’isolement sa vingtaine de bénéficiaires: des réfugiés, des personnes à l’AI ou à l’aide sociale («24 heures» du 6 septembre). Le tout, grâce à des emplois sur mesure dans une ferme, dans une cuisine professionnelle, au pressoir d’Orbe ou chez des agriculteurs.

30000 francs manquent

Alors proche de la faillite, L’Autre Temps vit actuellement des jours meilleurs. Sa situation n’est plus critique, même si elle reste difficile. «Pour équilibrer nos charges, nous avons dû licencier cinq personnes entre fin août et fin septembre, regrette Cyril Maillefer. Actuellement, nous avons cinq employés.» Il ajoute: «Nous avons augmenté l’occupation des places AI avec des résultats intéressants. Toutefois, la trésorerie fait défaut. Nous tenons le coup parce que les employés acceptent de recevoir leur salaire en retard. Un tel crédit n’est cependant pas acceptable plus longtemps.»

Concrètement, il manque toujours 30'000 francs à la structure pour boucler l’année. Une dernière ligne droite pénible. Mais d’après son fondateur, dès 2020, les affaires devraient repartir de plus belle. «La Ville de Lausanne a participé au sauvetage du poste de cuisinière et animatrice du cours de français à la Ferme de Rovéréaz et a réservé cinq places pour des mesures de réinsertion à but social», indique Cyril Maillefer. En outre, la fondation Harlet Snug s’est aussi engagée à soutenir la structure.

«Le modèle hybride de la Coopérative sociale est encore méconnu en Suisse et nous ouvrons la voie pour les suivants, reprend le fondateur de l’Autre Temps. Si les autorités se penchaient sur une façon de lever les blocages politico-administrativo-économiques, les montants des prestations sociales versées à ce genre d’entités permettraient d’augmenter nettement le nombre d’emplois pour les personnes qui ne trouvent pas leur place dans un marché du travail toujours plus compétitif.» Pour promouvoir ce modèle et «son impact écologique, social et culturel», la structure va lancer un financement participatif. Cette démarche a pour but d’étoffer sa cuisine et d’installer un nouveau pressoir entre Lausanne et Yverdon. «Nous appelons à la solidarité des gens et recherchons activement des dons et des prêts», reprend Cyril Maillefer.

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