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Turbulences à l’accueil de la petite enfance broyarde

Manque de liquidités pour boucler l’année, budget en large hausse pour 2020 et départ de la région d’Avenches ont rythmé l’assemblée du réseau.

L'accueil de jour dans le district Broye-Vully est dans la tourmente.
L'accueil de jour dans le district Broye-Vully est dans la tourmente.
DR

À la question de savoir comment se porte l’Association du réseau d’accueil de jour (ARAJ) Broye-Vully, le spectateur lambda de son assemblée générale aurait tendance à répondre «plutôt mal». Si les infrastructures pour la petite enfance se sont multipliées dans cette région rurale ces derniers mois, le fonctionnement de l’ARAJ, que les quatre communes de l’ancien district d’Avenches souhaitent quitter, semble boiteux, surtout au niveau financier.

Réunis à Granges-Marnand, mercredi, les délégués ont appris que l’ARAJ manque de liquidités pour boucler l’année 2019, si bien qu’elle puisera dans les fonds de réserve des structures. «Vu l’amélioration des capacités d’accueil parascolaire, nous avions estimé avec prudence le nombre d’heures d’accueil des mamans de jour et tablé sur un taux de participation financière des parents de 48% du total. Mais ces heures explosent et les chiffres tendent vers un coût moyen de 45% pour les parents. Ainsi, pour chaque heure, nous perdons de l’argent», a expliqué l’administrateur, Christian Cuvit. Sur des réserves de près de 400'000 francs, l’ARAJ pourrait devoir puiser quelque 250'000 francs.

Pour éviter de se retrouver dans une pareille situation en 2020, l’ARAJ a ainsi proposé un budget 2020 en nette hausse, sans toutefois revoir son barème de contribution des parents. Entre accueil parascolaire, préscolaire (crèches) et familial de jour, la facture annuelle des communes passera de 93 fr. par habitant à 123 fr. Cette hausse a fait tousser le municipal Sébastien Jung (Lucens), qui a déposé un amendement pour limiter la somme. «Sur les 370'000 heures d’accueil familial prévues, cela représenterait une baisse de 56'000 heures et le risque de devoir demander un crédit complémentaire en cours d’année», a répondu Christian Cuvit, finalement suivi par l’assemblée.

Plusieurs délégués ont aussi regretté la volonté des communes de l’enclave d’Avenches de créer leur propre réseau d’accueil de jour dès 2021, appelant à la solidarité régionale, après un rappel des faits par Eric Küng, municipal payernois et président de l’ARAJ. Le comité de l’association planche d’ailleurs déjà sur plusieurs pistes pour son avenir, avec ou sans ces communes. Malgré les appels, aucun représentant d’Avenches, de Faoug, de Vully-les-Lacs et de Cudrefin n’a pris la parole pour expliquer sa position.

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