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Unia bloque un chantier à Payerne

Pour récupérer des arriérés de salaire d'employés impayés, le syndicat a mis sur pied une opération coup-de-poing, mardi matin.

Ce mardi matin, le syndicat Unia a bloqué un chantier de l'entreprise Nebija-Alberto.

Drôle de surprise pour les ouvriers sur le point de reprendre le chantier de construction du projet Résidence 37, ce mardi matin, à la rue d’Yverdon 37 à Payerne. Avec l’aide du syndicat Unia, six employés de la société Nebija-Alberto Entreprise Générale Sàrl ont bloqué son accès. Selon les situations, les ouvriers réclamaient entre deux et quatre mois de salaires impayés aux patrons de la société, maîtres d’ouvrage du chantier. «Je n’ai pas été payé depuis le mois de juin, mais en même temps les factures suivent, que ce soit pour mon appartement ou les assurances. Ce n’est vraiment pas évident de faire face», se lamentait Faton, l’un des employés concernés.

La reprise de diverses heures supplémentaires pour les années 2016 et 2017 était aussi revendiquée par le syndicat. «Au total, cela représente plus de 55'000 francs de salaires nets et un total supérieur à 110'000 francs avec les heures supplémentaires impayées», expliquait Lionel Roche, responsable du secteur artisanat à Unia Vaud.

Le dispositif a finalement porté ses fruits. Ainsi, dans l’après-midi, un accord a été signé pour des versements échelonnés les 22 septembre, 29 septembre et 13 octobre. «Les mesures sont ainsi suspendues et seront levées lors de la dernière échéance si les engagements sont respectés», se réjouissait Lionel Roche, alors que les ouvriers reprenaient gentiment leur poste sur le chantier.

En effet, les échafaudages concernant ce projet d’un nouveau locatif de quinze appartements en PPE et plusieurs locaux commerciaux seront prochainement démontés pour passer aux finitions. Les premières livraisons sont prévues fin novembre. Pour autant, bien entendu, que la direction de Nebija-Alberto tienne ses engagements, ce qui n’a pas toujours été le cas. Invoquant des retards de paiements sur d’autres chantiers, les patrons demandaient un délai jusqu’à mi-octobre.

Un délai trop long aux yeux d’Unia, qui avait fixé un ultimatum à vendredi dernier par le biais d’une mise en demeure. «Pour mon secteur d’activité, ce n’est que la troisième fois depuis le début de l’année qu’on doit en arriver à une telle procédure, mais on sait par expérience que cela porte en général ses fruits», conclut le syndicaliste.

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