Vague d'émotion après les aveux de l'ami de Sara

Fait diversLe corps de l’adolescente de 17 ans, disparue depuis fin décembre, a été identifié au bord du lac. Son petit ami est passé aux aveux.

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Sara M., jeune immigrée afghane installée à Baulmes, a bel et bien été tuée par son petit ami. Et cela le jour même de sa disparition, soit le 27 décembre dernier, après que le duo a longé l’isolé canal du Bey pour gagner un recoin de la rive du lac, au nord d’Yverdon. C’est là qu’a été commis l’irréparable et que la dépouille de l’adolescente de 17 ans est restée, cachée par son meurtrier, dans les marécages de la Grande Cariçaie.

Son ami, ou ex-ami selon les sources, s’appelle M., un jeune de 19 ans, domicilié dans la région lausannoise. Également Afghan, il est finalement passé aux aveux mardi, après des heures d’interrogatoire suite à la découverte du corps de la malheureuse, lundi en fin de matinée. Il avait déjà été auditionné plusieurs fois auparavant par les inspecteurs, qui ne lui connaissent pas le moindre antécédent, annonce la police cantonale dans un communiqué.

«Un travail d’enquête ordinaire»

Les forces de l’ordre, à l’instar du Ministère public, ne disent rien des motivations du jeune homme, ni des circonstances précises du drame «dans l’intérêt de l’enquête». Selon le porte-parole Jean-Christophe Sauterel, l’heure est désormais à la vérification des informations, aux examens techniques et médico-légaux, à la poursuite des auditions et des contrôles d’imagerie: «Un travail d’enquête ordinaire.»

Un léger flou subsiste toutefois sur le déroulé exact de la disparition, qui n’avait initialement pas inquiété de manière particulière la police cantonale. L’adolescente, qui avait rendez-vous avec son ex-copain, s’était rendue au trampoline indoor de la banlieue d’Yverdon avec sa jeune sœur et, semble-t-il, d’après plusieurs témoignages, d’autres amies. «Sara s’est éclipsée pour voir ce jeune homme. Elle a ensuite appelé sa sœur pour dire qu’elle revenait vers elle. Puis plus rien», raconte-t-on dans l’entourage de la jeune victime. La mère de Sara a annoncé la disparition de sa fille autour de 18h.

«On ne la connaissait pas, mais c’est moche»

À Sainte-Croix, où Sara était scolarisée, c’est évidemment l’émotion sur la plupart des lèvres. Les parents d’élèves se disent particulièrement touchés. «On ne la connaissait pas, cette jeune fille, mais c’est moche, simplement moche», soupire une habitante du balcon du Jura. Un père de famille, dont un des fils était dans la même classe que la victime, renchérit: «Je viens du Kosovo, je sais ce que c’est la guerre. Cette fille avait pu la fuir. C’est ce qui rend cette histoire encore plus insupportable. Cela ne devrait pas arriver ici. Jamais.» Son ancien jeune camarade de classe, lui, peine à trouver ses mots. «On se connaissait peu mais cela me touche. C’est bizarre de voir une personne disparaître du jour au lendemain», dit-il, non loin des quelques roses et bougies disposées dans la cour de son collège en mémoire de la jeune fille.

Pour l’heure, Baulmes renonce à une marche blanche ou à tout hommage pour la jeune victime, qui faisait l’unanimité au village. «Nous nous sommes rendus auprès de la famille et nous sommes mis à sa disposition, précise le syndic, Julien Cuérel. Il faut laisser du temps pour le deuil.» Rien n’est toutefois exclu pour plus tard. Un soutien a été mis en place dans les écoles de Baulmes et de Sainte-Croix.

Créé: 09.01.2020, 11h26

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