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Une vidéo montre la réalité d'un abattoir vaudois

L'association Pour l'égalité animale (PEA) a mis en ligne une vidéo destinée à provoquer une prise de conscience chez les consommateurs.

Des animaux apeurés tentant de s'échapper, du sang ou des têtes coupées gisant au sol. En mettant en ligne ce mercredi matin une vidéo de quatre minutes tournée à l'abattoir régional d'Avenches, l'association Pour l'égalité animale (PEA) ne dénonce pourtant rien. Elle cherche a provoquer une prise de conscience. «Nous avons en Suisse la réputation d'avoir une des législations les plus sévère au monde en matière de protection animale, constate Pia Shazar. Mais nous voulons montrer que, quelle que soit la méthode de mise à mort utilisée, cet acte inflige aux animaux des souffrances injustifiables».

Selon les informations fournies par l'association, les images ont été tournées - vraisemblablement de manière clandestines - entre juin et octobre de cette année. «On nous les a fournies de manière anonyme», explique la présidente de cette association active depuis 2014. «Mais nous avons procédé à des vérifications. Nous disposons notamment d'une séquence-preuve que nous n'avons pas diffusée, car elle ne présente pas d'autre intérêt particulier».

«Les personnes qui ont posé les caméras ont donc peut-être profité d'une porte laissée ouverte durant la nuit, mais ça reste une violation de domicile»

Président du comité de la société coopérative de l'abattoir régional où ont été tournées ces images, Heinz Herrmann trouve surtout «dégueulasse» le procédé. «Nous avons vérifié les portes, qui n'ont pas été forcées. Les personnes qui ont posé les caméras ont donc peut-être profité d'une porte laissée ouverte durant la nuit, mais ça reste une violation de domicile». Pour le reste, et d'autant plus qu'aucune anomalie ne lui est reprochée, le président n'a pas grand chose à ajouter. «Je regrette que ces gens ne soient pas venus directement me poser des questions, car nous y répondons toujours. On sent dans le montage de la vidéo la volonté de choquer et de faire peur, mais si les gens veulent manger de la viande, il faut bien que quelqu'un tue les animaux».

D'ailleurs, les images ne choquent pas Luc (prénom d'emprunt), un boucher de campagne pratiquant lui-même l'abattage des bêtes dans un autre lieu. «A part l'abattage des cabris, où il serait mieux d'être à deux parce qu'ils sont très difficiles à maîtriser, tout me paraît correct. Le cheval bougeant au sol est déjà mort. Pour moi, il n'y a donc rien à redire sur ces images. Mais je ne doute pas qu'elles auront beaucoup d'impact dans le grand public».

Pour augmenter la résonance de la mise en ligne de la vidéo, l'association annonce l'organisation de projections sur des bâtiments ce mercredi soir à Lausanne, Fribourg, Genève, Neuchâtel et Sion.

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