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La vieille gare de Sainte-Croix a enfin entamé sa grande mue

La ligne qui relie la commune du balcon du Jura et Yverdon séduit toujours plus de voyageurs. Elle va être modernisée pour 14,6 millions.

La partie la plus élevée de la future halle ferroviaire de la commune culminera à plus de 8 mètres de haut.
La partie la plus élevée de la future halle ferroviaire de la commune culminera à plus de 8 mètres de haut.
IMAGE DE SYNTHÈSE/TRAVYS

«La phase des mises à l’enquête et des discussions d’urbanistes est terminée, se réjouit Olivier Guignard, vice-syndic de Sainte-Croix. La modernisation de la gare est un projet conséquent. Il va maintenant nous passionner un an ou deux.» Mardi soir, le transporteur Travys conviait la population de la commune du balcon du Jura à une séance d’information. Au programme: le détail des travaux pharaoniques entamés au début du mois et qui dureront jusqu’en été 2021, pour un coût total de 14,6 millions, financés par un crédit fédéral.

«Depuis vingt ans, nous dénombrons quasi chaque année plus de voyageurs entre Yverdon et Sainte-Croix, analyse Daniel Reymond, directeur de Travys, face à une quarantaine de personnes. En gare de Sainte-Croix, certaines traverses sur la voie ferrée, ou plutôt ce qu’il en reste, ont 125 ans. Vous comprenez donc bien la nécessité qu’il y avait à intervenir.» Le passage à la cadence semi-horaire, fin 2015, a encore accentué la hausse du nombre de personnes transportées sur les pentes jurassiennes. De 406'000 en 2007, il est passé à 584'000 en 2012, puis à 635'000 en 2016 pour franchir la barre des 710'000 en 2017. «On ne peut que s’en féliciter, poursuit Daniel Reymond. Cependant, l’infrastructure doit être adaptée aux normes actuelles afin d’assurer une offre de qualité aux voyageurs. Par ailleurs, l’accès aux transports publics doit être rendu facile aux personnes à mobilité réduite.»

Un second quai et un dépôt

Le projet présenté par Travys peut se découper en deux secteurs distincts. Dans le premier, l’entrée de la gare et la partie où les voyageurs sont accueillis, il est prévu une correction de la géométrie de la voie, de créer deux voies à quai et d’effectuer la réfection des passages à niveau de La Sagne et du Stade. «Le nouveau quai sera peu utilisé durant les dix prochaines années, concède Daniel Reymond. Toutefois, quand on en a besoin aujourd’hui, les gens sont obligés de descendre sur le ballast.»

Le deuxième secteur à être entièrement remodelé est celui du dépôt ferroviaire, situé au fond de la gare. Deux voies de stockage pour le matériel roulant y seront créées, ainsi qu’une voie de stocka­ge pour du matériel lié à l’infrastructure. Et, surtout, une imposante nouvelle halle ferroviaire y verra le jour. Sa partie la plus élevée culminera même à plus de 8 mètres de haut. «La halle actuelle est aussi vieille de 125 ans, rigole le directeur de Travys. On peut le dire, elle menace de s’écrouler. Le nouveau dépôt permettra de mettre à l’abri l’électronique, qui, de manière générale, n’aime pas trop la pluie et le gel.»

D’après le constructeur, 80% à 90% des travaux se feront de jour. «Durant la nuit, nous privilégions les opérations qui font peu de bruit, assure Daniel Reymond. En cas de retard, suite à une météo défavorable par exemple, nous nous permettrons de travailler le week-end. Mais cela n’est pas à l’ordre du jour et c’est la seule incertitude que nous avons. Si tout se passe bien, nous n’aurons pas besoin de le faire.» L’image d’Épinal du Sainte-Crix assis à même la voie en attendant son train sera, d’ici peu, définitivement de l’histoire ancienne.

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