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Le vote sur les armes inquiète les tireurs de campagne

Le Tir fédéral en campagne a réuni 500 amateurs ce week-end. Beaucoup craignent de nouvelles contraintes pour leur sport.

Les événements comme le Tir fédéral en campagne de ce week-end à Chamblon sont ouverts à tous, membres ou non d’un club. Âge minimal obligatoire: 10 ans.
Les événements comme le Tir fédéral en campagne de ce week-end à Chamblon sont ouverts à tous, membres ou non d’un club. Âge minimal obligatoire: 10 ans.
FLORIAN CELLA

«Chargez… feu libre», annonce le crieur, les yeux scotchés sur son chronomètre. Soigneusement millimétrés, les coups qui suivent marquent le quatrième et dernier jour du Tir fédéral en campagne, avec environ 500 participants entre jeudi et dimanche à Chamblon. La convivialité et les rires entre deux bouchées de schublig masquent toutefois mal une inquiétude et un certain malaise après le vote du 19 mai sur la législation sur les armes.

«Nous ignorons comment cette loi va concrètement s’appliquer, regrette Philippe Steiner, moniteur de tir au pistolet. Est-ce que les magasins (chargeurs) à 20 coups seront interdits? Est-ce que l’on devra contrôler nos membres? Il y a un changement de paradigme où les semi-automatiques passent du permis d’acquisition à l’exception. Une exception, mais jusqu’à quand?»

«On met de côté nos traditions pour être en accord avec la législation européenne»

Le Tir national en campagne de ce week-end est un festival annuel national qui rassemble différentes sociétés de tir, mais également des curieux qui souhaitent taper dans le mille, au fusil à 300 mètres et au pistolet à 25 et 50 mètres. Pas besoin d’être affilié à un club, de s’inscrire à l’avance ni d’être équipé, il suffit d’avoir au minimum 10 ans.

Parmi les participants ce week-end, Vania Pittet, présidente de la Société de tir de Suchy, fait partie des plus critiques: «Ce qui me dérange, c’est que l’on met de côté nos traditions pour être en accord avec la législation européenne, déplore cette adepte du fusil. La campagne a été menaçante, en invoquant une possible sortie de Schengen.»

«Cette loi ne résout pas le problème du terrorisme. Les armes utilisées lors de ces attentats ne sont pas acquises légalement»

Christian Massonnet, vétéran qui a réalisé 71 points sur 72, est un peu plus nuancé: «Je suis contre cette loi car elle ne résout pas le problème du terrorisme. Les armes utilisées lors de ces attentats ne sont pas acquises légalement. Mais cette loi pourra mettre un peu plus d’ordre dans la déclaration d’armes.» Mais ce qui fâche, ce sont les amalgames. «On est un peu vexés car on a l’impression d’être pris pour des hors-la-loi, alors que j’ai déclaré toutes mes armes», ajoute ce retraité, qui tire deux fois par semaine.

Si ces tireurs ne se sentent pas directement impactés par la nouvelle législation, ils craignent des révisions plus contraignantes, à l’image de Vania Pittet: «Je pense que dans deux à trois ans, on va peut-être nous serrer la vis.»

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