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Vully-les-Lacs fait un gros malaise administratif

Quatre des sept collaborateurs de l’administration ont récemment quitté leur poste au sein de la commune fusionnée.

Quatre des sept collaborateurs de l'administration communale de Vully-les-Lacs ont quitté leur poste volontairement ou non ces derniers mois.
Quatre des sept collaborateurs de l'administration communale de Vully-les-Lacs ont quitté leur poste volontairement ou non ces derniers mois.
Google Maps

Quatre départs sur sept collaborateurs, dont un licenciement pour faute grave et trois résiliations volontaires du contrat de travail… Le moins que l’on puisse dire est que l’administration de la commune de Vully-les-Lacs, née de la fusion de Bellerive, Chabrey, Constantine, Montmagny, Mur, Vallamand et Villars-le-Grand en 2011, a connu une année 2018 délicate. Un malaise qui a été relevé par la commission de gestion dans son rapport, mardi soir.

«Les réponses apportées ne sont pas satisfaisantes. La commission demande à la Municipalité de tout mettre en œuvre pour améliorer la gestion du personnel administratif, afin qu’à l’avenir l’ambiance s’améliore dans les bureaux de notre administration. Elle recommande que le dicastère des ressources humaines soit attribué à un municipal ayant une bonne expérience de la gestion du personnel afin de permettre au syndic de prendre son rôle de médiateur», mentionne notamment le rapport, qui a été validé à l’unanimité, tout comme la gestion communale dans la foulée.

«Cela représente 60% de l’effectif, ce n’est pas rien en un an», a renchéri le conseiller Antoine Savary, avant que le syndic Blaise Clerc ne réponde qu’il est le municipal le plus souvent en contact avec l’administration, justifiant ainsi le maintien de ce dicastère sous sa férule. «Ces départs volontaires ne sont-ils pas l’expression que quelque chose ne fonctionne pas?» a questionné Nicolas Vincent. «Ces personnes ont trouvé mieux ailleurs ou ne se sentaient pas à l’aise dans l’administration, mais la Municipalité doit garder un certain secret sur ces données touchant la vie privée», ajoute Blaise Clerc.

Rien d’humain

Au sein de la commune de quelque 3000 habitants, la responsable des ressources humaines est la secrétaire municipale, qui est aussi représentante du personnel. Son management est remis en cause par plusieurs employées que nous avons contactées. «Elle divise pour mieux régner, critique par-derrière. C’est presque du mobbing et je ne supportais plus cette ambiance», témoigne l’une d’elles, disant quitter le job à contrecœur. «Mon départ est un mal pour un bien. Celui d’être désormais libérée de cette équipe. À Vully-les-Lacs, l’abréviation RH signifie plutôt rien d’humain», ajoute une autre, dont les entretiens professionnels étaient pourtant bons jusque-là.

Contacté au lendemain des débats, Blaise Clerc se dit serein face aux décisions prises et regrette des rancœurs entre anciens villages indépendants. «Grâce à ces départs, il n’y a plus de perturbations et tout le monde tire à la même corde», répond-il en précisant qu’il n’est pas prêt à lâcher le dicastère, même si la commission de gestion le demande. «J’ai mis de l’ordre dans cette administration. Je souhaite qu’on nous laisse travailler et mettre en place les processus apportés depuis le début de la législature», revendique-t-il.

«Désormais, notre administration fonctionne bien avec des personnes bénéficiant de compétences modernes»

Pas de quoi rassurer la commission de gestion toutefois. «Pour le bien-être des collaborateurs, nous avons émis un signal fort en demandant que ce dicastère change de mains. Nous estimons que d’autres personnes de la Municipalité seraient plus aptes à le gérer que maintenant, mais il s’agit d’une compétence municipale et nous n’avons aucun droit sur la question», fait remarquer Philippe Loup, qui craint que rien ne va changer.

«Désormais, notre administration fonctionne bien avec des personnes bénéficiant de compétences modernes. D’ailleurs un sondage organisé courant 2018 auprès de la population dès l’âge de 14 ans a prouvé le bon travail réalisé par l’administration communale», conclut le syndic Clerc.

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