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Yverdon dresse un bilan de santé inédit

La Municipalité a fait établir le diagnostic territorial santé de la ville par une start-up. Il accompagnera ses futurs projets.

La très grande majorité des centres de soins de premier recours – les hôpitaux pour soins généraux, les médecins généralistes et les pharmacies – se trouvent dans l’hypercentre de la cité thermale, au grand dam des Yverdonnois domiciliés en périphérie du bourg historique (voir infographie). Cette observation est tirée d’une étude réalisée par la start-up EPFL-HUG GIRAPH, qui a exploité les compétences complémentaires entre médecins et géographes. Cette société a ausculté la ville d’Yverdon, selon sa demande, et livre des conclusions qui intéressent tout particulièrement l’administration communale.

Première vaudoise

Si des diagnostics territoriaux en santé populationnelle ont déjà été posés à Vernier et à Plan-les-Ouates, dans le canton de Genève, Yverdon est la première ville vaudoise à se plonger dans les équipements liés à la médecine de premier recours sur son territoire. Un statut de commune pionnière dont elle ne se satisfait pas. «Nous allons poursuivre cette étude, annonce Jean-Daniel Carrard, syndic de la capitale du Nord vaudois. Il nous manque encore les paramètres médicaux régionaux.» Ainsi, d’après l’édile, les habitants souffrent de pathologies différentes selon leur lieu d’habitation. «Les différences sont claires entre les quartiers favorisés ou non. À nous, ensuite, d’essayer d’en isoler tous les paramètres – éducation, malbouffe, sédentarité, etc. –, pour agir au mieux.»

Le diagnostic établi par GIRAPH permet toutefois de déjà poser un certain nombre d’éléments. «Il y a 32 médecins généralistes en exercice à Yverdon, dont 14 à temps partiel, et quatre projettent de partir à la retraite à l’horizon 2024, analyse Stéphane Joost, un des coauteurs de l’étude. Soit 1,05‰ des habitants, tandis que le reste de la Suisse en compte en moyenne 4,2. Même si ce chiffre correspond aux recommandations de l’OMS, la ville se trouve clairement en situation de pénurie de médecins généralistes.»

Une réalité que le syndic dit ne pas ignorer. «Nous avons rencontré ForOm NV, une association qui soutient les jeunes médecins, et ses statistiques nous montrent que la relève est là. De nombreux étudiants disent vouloir venir s’installer chez nous après leur formation, poursuit Jean-Daniel Carrard. Ce n’est pas pour autant que nous devons rester les bras croisés. Ces premiers résultats vont nous servir d’aide à la décision lorsque nous discuterons de nos futurs investissements et projets. C’est tout un processus qui doit se mettre en place.»

Nouveaux plans de quartier

L’étude pointe aussi du doigt le bruit qui incommode certains habitants durant la nuit. «2122 habitants (7% de la population) subissent d’importantes nuisances sonores dépassant les 50 décibels», poursuit Stéphane Joost, qui a aussi réussi à délimiter les îlots de chaleur (plus de 29 °C) dans la ville. «Dans les années 60, lorsqu’on prévoyait un plan de quartier, on mettait deux ou trois arbres et un toboggan, si tout allait bien, rétorque le syndic de la cité thermale. Aujourd’hui, cette manière de faire est bien évidemment dépassée. Ce type de rapports va considérablement nous aider pour améliorer la qualité de vie de la population dans son ensemble.»

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