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Mobilier urbainYverdon aura un éclairage sur mesure

La deuxième ville du canton a mis ses nouveaux lampadaires au concours auprès de l'ECAL. Le résultat, épuré et contemporain, sera testé sur la place Pestalozzi. Démarche inédite.

Deux coloris sont testés, l'un adapté aux pierres du château, l'autre aux pavés de la place. La lumière, blanche chaude, peut être ajustée à distance.
Deux coloris sont testés, l'un adapté aux pierres du château, l'autre aux pavés de la place. La lumière, blanche chaude, peut être ajustée à distance.
Virage

Yverdon pourra peut-être désormais affirmer qu’elle détient l’une des plus belles places de Suisse romande, de nuit aussi. Cœur du centre historique, la place Pestalozzi sera l’objet d’une série de tests avec ses nouveaux lampadaires. De petits bijoux de technologie et de design composés spécialement pour la place, sur concours. Une démarche sans doute inédite pour une Commune vaudoise.

«Il s’agit de notre place emblématique, le mobilier urbain qui sera installé là a une portée symbolique, ce n’est pas anodin», tranche le municipal Pierre Dessemontet, visiblement un brin inquiet. C’est la troisième fois que la Ville tente de redonner un lustre nocturne à son centre historique. Les premières tentatives étaient clairement participatives et se sont éteintes en raison des retours des Yverdonnois. Cette fois-ci, l’éclairage (un blanc chaud) est déjà choisi, de même que le modèle du mat. Ne restent plus que la couleur et les détails qui restent ouverts.

Si la Ville y va avec autant d’assurance, c’est que ledit futur lampadaire est le résultat d’un concours spécialement lancé pour la place aux étudiants de l’ECAL, avec suivi du Service de la culture. Et c’est le syndic qui a tranché, en faveur du bureau Virage Studio, une jeune équipe lausannoise.

«Il s’agit de notre place emblématique, le mobilier urbain qui sera installé là a une portée symbolique, ce n’est pas anodin»

«On s’est rendu compte que le Service des énergies était capable de trouver une forme de lumière mais que nous ne savions pas faire de candélabres. Ce n’est pas dans notre métier, commente Pierre Dessemontet. On a ainsi décidé de mutualiser les efforts, et les prises de risques, entre les services.»

Des lumières sobres, modernes et respectueuses du patrimoine

Le futur lampadaire, baptisé Ruban, est un mât épuré, une lampe soignée, et un coloris reprenant – c’est là le test – le gris des moellons du château ou des pavés de la place. Il a été retenu pour ses critères techniques et «sa capacité à dialoguer avec le bâti et son contexte». Une quinzaine d’exemplaires doivent être commandés. «Nous parlons du centre historique, l’endroit méritait bien plus que le choix d’un mobilier existant dans un catalogue, avance le syndic Jean-Daniel Carrard. Le résultat est sobre, moderne, pas provocateur et respecte le patrimoine. On espère qu’il convaincra.» Une extension au reste du centre historique n’est pas à exclure.

Actionnable à distance, doté d’un panneau latéral qui permet d’éclairer en sus les façades sans s’y fixer (une demande des Monuments historiques), ces petits bijoux de technologie LED, trois fois moins énergivores que les lampadaires actuels, peuvent aussi varier selon la fréquentation de la place et le contexte. «On utilise toute la palette possible, ce qui permet de donner une couleur en cas d’éclairage symbolique ou pour les événements festifs, ajoute Pierre Dessemontet. Il faut assumer le fait d’être contemporain, c’est notre époque, on ne fait plus du faux vieux.» Les essais seront menés dès le 13 mai.

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