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Yverdon fête son 1000e lampadaire LED dynamique et poursuit ses tests

La Cité des bains a joué un rôle pionnier dans le développement de cette technologie. Et elle ne baisse pas les bras

Les employés du Service de l'électricité d'Yverdon ont bravé la pluie lors de l'inauguration du 1000e lampadaire LED dynamique.
Les employés du Service de l'électricité d'Yverdon ont bravé la pluie lors de l'inauguration du 1000e lampadaire LED dynamique.
Laurent Aubert

«Lorsque je suis arrivé à Yverdon, en 2009, on m’a dit que mes missions consistaient à assurer l’alimentation électrique, à garder un œil sur la libéralisation du marché et à changer les loupiotes», raconte Jean-Marc Sutterlet. En engageant ce nouveau chef de section électricité, la Municipalité était loin de se douter qu’elle allait jouer les premiers rôles dans le développement de l’éclairage dynamique, une technologie qui consiste à allumer l’éclairage public seulement lorsqu’un piéton, un cycliste ou un véhicule sont détectés.

En huit ans, les choses sont allées très vite puisque la Ville a inauguré mardi soir à côté du skatepark son 1000e lampadaire LED dynamique. Outre la modeste cérémonie qui s’est déroulée sous les gouttes, le Service des énergies a organisé une conférence qui a réuni spécialistes, édiles et grand public. L’occasion de faire le point sur cette nouvelle technologie qui permet une économie de l’ordre de 80% par rapport aux générations précédentes de luminaires publics.

Évolution rapide

Aujourd’hui, l’évolution est très rapide avec l’arrivée sur le marché des grands acteurs de la branche. Une tournée à l’intention des spécialistes a permis de s’en rendre compte. Dans le secteur route de Bellevue-chemin de Floreyres, ce sont des lampadaires avec détecteurs infrarouges qui viennent d’être installés. Au Centre St-Roch, les mâts sont munis de radars qui permettent de détecter non seulement une présence, mais aussi la vitesse de déplacement. L’allumage successif des lampes peut ainsi être modulé. Des radars aussi à l’allée de Winterthour, mais provenant d’un autre fournisseur.

On l’aura compris, Jean-Marc Sutterlet ne veut pas se cantonner au système eDYN (éclairage dynamique) mis au point par son service en collaboration avec la société du cru JDC Electronic. «La technique va très vite et de nouvelles possibilités apparaissent», explique le chef de service. Les tests menés dans différents quartiers permettent de cerner les avantages et les inconvénients des différents systèmes. «Pas question non plus de devenir dépendant d’un seul fournisseur», ajoute Jean-Marc Sutterlet. Outre les performances techniques, des critères comme l’interopérabilité entre les différents systèmes sont jugés capitaux, au même titre que la consommation et la fiabilité. «Certaines technologies font appel à des détecteurs radars infrarouges intégrés, à des émetteurs radio et à des microprocesseurs, glisse un ingénieur en marge de la conférence. Au final, la consommation du module n’est pas négligeable par rapport à celle des LED.»

Par rapport à d’autres villes, Yverdon a l’avantage d’avoir déjà remplacé toutes ses lampes à vapeur de mercure, très gourmandes en électricité. La Ville souhaite d’ailleurs affecter les économies réalisées grâce à l’éclairage dynamique au financement de l’extension de ce réseau. L’objectif est de remplacer ou de transformer la totalité des 3200 candélabres à l’horizon 2025. Par rapport à 2010, la consommation de l’éclairage public de la cité des bains aura alors baissé de 80%.

Au-delà des économies, l’éclairage dynamique diminue aussi la pollution lumineuse dans les villes, pour le plus grand bonheur de la faune sauvage.

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