Yverdon veut réhabiliter la «friche» de Clendy

Nord vaudoisUn quartier avec 250 habitants et des bâtiments modernes doit s'insérer dans ce recoin disparate et un peu oublié, au cœur de la ville.

Entre les rails et une ligne historique de bâtiments vestiges de l'ancien faubourg de Clendy, tout une opération de densification imaginée il y a dix ans va passer devant le Conseil communal. 250 habitants et neufs bâtiments de 2 étages sont attendus dans cette quasi friche urbaine.

Entre les rails et une ligne historique de bâtiments vestiges de l'ancien faubourg de Clendy, tout une opération de densification imaginée il y a dix ans va passer devant le Conseil communal. 250 habitants et neufs bâtiments de 2 étages sont attendus dans cette quasi friche urbaine. Image: JEAN-PAUL GUINNARD

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Ensemble aussi disparate que pittoresque, le lopin de vergers, cahutes, garages et autres petites constructions en plein centre – dont l’ancienne fabrique de limes et de ressorts L. E. Beck –, souvent oublié des Yverdonnois, entre deux voies de chemin de fer et le faubourg historique de Clendy, va radicalement se métamorphoser dans les années à venir.

«Un endroit en devenir» et «une zone peu cohérente», selon la Ville, répartie entre une flopée de propriétaires, qui est restée des lustres dans le pipeline de l’urbanisme yverdonnois avant de devenir le projet de plan de quartier publié vendredi dernier: tout un ensemble résidentiel de neuf bâtiments modernes, disposés en peigne, avec 250 habitants.

A hauteur du faubourg médiéval

«On est face à une opération de densification en phase avec la loi sur l’aménagement du territoire, avec une réflexion poussée sur les aménagements et les espaces publics», juge Markus Bärtschi, chef du Service de l’urbanisme de la Ville. «Une amélioration esthétique qui a été très compliquée à porter, entre les contraintes des rails, d’un parcellaire très morcelé et du patrimoine», abonde sa municipale, Gloria Capt. On parle en effet d’un ensemble résolument moderne, limité à deux étages sur rez afin de ne pas contrarier l’historique ensemble de Clendy, ancien faubourg médiéval d’Yverdon où Pestalozzi avait un temps sa maison des pauvres.

Le projet? Permettre aux propriétaires de bâtir leurs tranches, réaménagées en vue du projet, au fur et à mesure. Entre les bâtiments, des espaces végétaux ou minéraux, ainsi qu’une bordure arborisée et écologique le long des talus ferroviaires. La ruelle voisine doit en outre être réaménagée en espace plus convivial au trafic dûment limité, avec un stationnement enterré sous les futurs bâtiments.

La réalisation de l’ensemble permet à Yverdon de démontrer un développement de ses zones constructibles au Canton, qui priorise leur utilisation à celle de nouvelles zones à bâtir. Un argument pour la Ville, qui dispose de plusieurs projets majeurs en zone agricole, réagit le syndic, Jean-Daniel Carrard.

Syndic en retrait

L’édile souligne au passage n’avoir jamais pris part à ce projet, être sorti de la salle lorsque l’affaire était traitée et ne jamais avoir exercé la moindre influence. Pourquoi? Parce que le syndic avait déjà dû le préciser en 2010, quand le journal satirique «Vigousse» avait pointé du doigt l’achat de deux parcelles de Clendy par l’élu, à l’époque municipal de la Police et patron d’un bureau d’architecture. Il a depuis remis ses parts, et, en août 2011, ces parcelles à ses anciens associés.

Reste un point à régler, l’approbation du plan et la levée des 16 oppositions par le Conseil. Et parmi ces dernières, celle du promoteur de la tour Landi voisine. Il dit s’inquiéter de voir disparaître dans le projet de Clendy le plan d’un passage sous voie pour lequel il avait signé un accord de financement avec la Ville à hauteur de 1 million de francs. Il demande l’assurance qu’il ne sera pas le seul à payer ce passage de mobilité douce. De son côté, la Ville renvoie à la convention signée à l’époque, arguant que la participation du promoteur avait été convenue suite aux dérogations consenties pour la tour.

Créé: 28.05.2019, 16h12

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