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Tous les nouveaux venus en EMS seront confinés

Vaud précise les règles et soutiens pour ces institutions durement touchées.

La ministre de la Santé Rebecca Ruiz, ici avec le médecin cantonal Karim Boubaker.
La ministre de la Santé Rebecca Ruiz, ici avec le médecin cantonal Karim Boubaker.
JEAN-BERNARD SIEBER

Tous les nouveaux pensionnaires des EMS vaudois seront confinés en chambre. Il s’agit d’éviter qu’ils ne propagent le coronavirus dans ces institutions, dont beaucoup sont déjà frappées de plein fouet. Le 8 avril, 116 décès étaient à déplorer en EMS et EPSM parmi les cas Covid-19 confirmés ou probables.

Les instructions en cours de finalisation du Département de la santé, valables pendant la phase de lutte contre le coronavirus, visent les EMS, mais aussi les EPSM et les divisions pour malades chroniques. Les nouvelles admissions doivent être «aussi limitées que possible» et l’institution doit absolument pouvoir proposer une chambre à un lit. Le nouveau venu y sera confiné, on l’a dit. S’il ne présente pas de symptômes, il peut intégrer uniquement un établissement qui n’a aucun résident atteint. En cas de symptômes, il ne peut être admis que dans un lieu où des pensionnaires sont déjà touchés par le Covid-19, «pour autant que la charge en soins ne dépasse pas les capacités de l’institution».

Visites: des exceptions

Quatre groupes de suivi régionaux sont chargés de surveiller la situation et d’assurer l’accompagnement, la livraison de matériel et les demandes de renfort. Ils font aussi remonter des informations pour anticiper les crises. Chaque région proposera un numéro de téléphone pour que les institutions puissent déclarer leurs difficultés (décompensation d’un résident, traitement inefficace, équipe dépassée…). Des infirmières du CHUV ont été envoyées en renfort.

Tous les résidents atteints du Covid-19 doivent être hébergés dans des chambres à un lit. Si le malade occupe une chambre double, cette dernière est mise en isolement avec ses deux occupants. «Nous trouverons des solutions pour les institutions qui n’y arrivent pas», indique la ministre de la Santé, Rebecca Ruiz.

La politique de dépistage est désormais de la responsabilité de chaque EMS. Les visites peuvent être autorisées exceptionnellement si un résident (ou un proche) est en souffrance à cause de son isolement ou s’il est en fin de vie. «Une possibilité laissée à l’appréciation des directions», précise Rebecca Ruiz.

Surblouses de secours

Concernant la pénurie de masques, la conseillère d’État fait savoir que la situation est «désormais plus confortable». Ils peuvent être changés toutes les quatre heures (au lieu de huit heures). Le personnel manque toujours de surblouses. «La date de livraison est incertaine. En attendant, nous avons fourni des surblouses en coton de l’armée.»

Rappelons que la Fédération patronale des EMS vaudois (FEDEREMS) avait demandé l’ouverture de zones tampons hors des EMS pour les nouveaux résidents. Des sortes de sas où ils resteraient quelques jours afin de savoir s’ils sont porteurs du virus. «Le Département de la santé n’a pas accédé à cette requête, regrettait la faîtière le 4 avril dans ces colonnes. Ce faisant, il assume la responsabilité quant à l’idée de faire entrer le loup dans la bergerie, exposant la population la plus vulnérable au virus.» Rebecca Ruiz s’étonne. «Nous nous étions entretenus avec la FEDEREMS à ce sujet et l’accord trouvé n’avait pas suscité d’opposition.» Elle rapporte que les experts ont émis des doutes sur ce concept de sas. «On ne peut pas mettre des gens qui sont dans un état confusionnel dans un bunker, encadrés par un personnel qui n’est pas formé. De plus, les tests ne sont pas fiables en raison du taux élevé de faux négatifs (ndlr: 30% , semble-t-il).»

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