Un nouvel édifice pour les acteurs du sport international

CampusLe bâtiment Synathlon prend forme à l’UNIL. Il sera l’interface entre l’Université, l’innovation, et les organisations mondiales du sport.

Une image de synthèse du projet du bureau zuricois Karamuk Kuo. Le Synathlon prendra place à l'entrée sud du campus de l'UNIL.

Une image de synthèse du projet du bureau zuricois Karamuk Kuo. Le Synathlon prendra place à l'entrée sud du campus de l'UNIL. Image: DR

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Ce n'est encore qu'un chantier rempli de terre sur le campus UNIL de Dorigny. mais d'ici début 2018, ce sera le nouveau bâtiment Synathlon, qui permettra aux acteurs et clients du monde du sport issus de l'Université, des fédérations et organisations internationales et des collectivités publiques de se côtoyer, d'échanger des idées et de tisser des projets en pleine synergie, en étant tous réunis dans un même édifice.

Hier, trois conseillers d'Etat vaudois, Pascal Broulis, Anne-Catherine Lyon et Philippe Leuba se sont symboliquement passé un tube rempli de documents (plans du bâtiment et journal du jour, notamment), en guise de pose de la première pierre. le budget du Synathlon avoisine les 28 millions de francs, dont 15,7 à la charge de l'Etat de Vaud. Il s'élèvera sur cinq niveaux et offrira plus de 4300 mètres carrés d'espaces de travail, de cours et de rencontre, situés à l'entrée sud du campus de l'UNIL, le long de la route cantonale de bord de lac.

Oleg Matytsin, président de la Fédération internationale du sport universitaire (FISU), et Jan-Anders Manson, président de l'Académie internationale des sciences et techniques du sport (AISTS, qui forme entre autre des cadres pour les fédérations internationales), ont pris eux aussi ce bâton-relais et ont évoqué ce que le Synathlon pouvait apporter de plus aux liens déjà tissés dans la région entre la Ville, le Canton, les hautes écoles et les organisations sportives internationales, dont les 56 fédérations mondiales ayant pignon sur rue à Lausanne, et le Comité international olympique (CIO).

«Travailler en équipe»

Tant la FISU que l'AISTS seront présentes dans ce bâtiment, aux côtés de l'Institut des sciences du sport de l'Université de Lausanne (ISSUL), en plein développement. «C'était important pour nous de pouvoir regrouper nos activités centrales en un seul endroit, et surtout de pouvoir être présents sur un campus, parmi les étudiants», note Oleg Matytsin. Son organisation coordonnée les universiades d'hiver et d'été, sorte de Jeux olympiques pour étudiants, et près de 170 championnats mondiaux de sports universitaires. Les étudiants forment justement une bonne partie des cadres de la FISU, une fois leurs études terminées.

«On doit maintenant travailler en équipe entre nos différentes organisations, pour mieux développer nos activités, epxlique pour sa part Jan-Anders Manson, qui est aussi professeur en sciences des matériaux à l'EPFL. Et le meilleur moyen d'y arriver, c'est que cela se fasse de manière spontanée, par contact direct, par exemple dans la même cafétéria.»

Le Canton de Vaud, la Ville de Lausanne et la Confédération ont quant à eux créé ThinkSport, avec la collaboration active du Comité international olympique (CIO, dont le siège est à Lausanne) une organisation qui sera aussi hébergée dans le Synathlon. Une sorte de portail unique de l'innovation dans le domaine sportif, jusqu'ici nommé «Cluster international du sport» et qui vient de se doter d'un nouveau nom et d'une directrice, Anna Hellman. (24 heures)

Créé: 21.04.2016, 09h46

Les sports universitaires, porte sur le monde

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais la Fédération internationale des sports universitaires, la FISU, l’un des futurs occupants du bâtiment Synathlon, est une organisation qui est présente sur l’ensemble de la planète. Si elle ne compte à son siège «que» 40 personnes, elle regroupe pas moins de 170 fédérations nationales et elle coordonne l’organisation de deux types principaux de manifestations: les Universiades (plusieurs sports réunis) et les Championnats du monde universitaires (par discipline). Ces compétitions sont accessibles aux étudiants qui ont entre 17 et 25 ans (la limite supérieure, jusqu’en 2018, est fixée à 28 ans). Les Universiades d’hiver, par exemple, mises sur pied tous les deux ans, à chaque fois dans des localités différentes, peuvent attirer beaucoup de monde. Celles de Russie (2013) ont réuni 11'785 participants. En 2021, ce sera au tour de la ville suisse de Lucerne. Les championnats du monde sont un peu moins populeux, mais plus fréquents. En Suisse, celui de triathlon
a lieu cet été à Nyon. La FISU offre par conséquent des opportunités intéressantes pour le rayonnement de la place universitaire lausannoise et pour l’image de la ville de Lausanne – capitale olympique – et celle du canton de Vaud.

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