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De nouvelles mesures pour traiter l'eau potable

Les autorités lausannoises prennent des dispositions pour éviter la présence du chlorothalonil, pesticide dangereux, dans l'eau potable.

Des captages ont été mis hors service pour se conformer aux nouvelles normes sur le chlorothalonil, un pesticide interdit en Suisse depuis le début de l'année.
Des captages ont été mis hors service pour se conformer aux nouvelles normes sur le chlorothalonil, un pesticide interdit en Suisse depuis le début de l'année.
Keystone

La Ville de Lausanne prend de nouvelles mesures pour son eau potable. Des captages ont été mis hors service pour se conformer aux nouvelles normes sur le chlorothalonil, un pesticide interdit en Suisse depuis le début de l'année.

Les dernières analyses ont montré dans certains cas que le seuil maximal autorisé (0,1 microgramme par litre) était «largement» dépassé, annonce vendredi la Ville de Lausanne. Ce dépassement était en moyenne cinq à dix fois supérieur à la norme fédérale, précise le municipal Pierre-Antoine Hildbrand, interrogé par Keystone-ATS.

Le directeur de la sécurité et de l'économie explique qu'il n'est «pas possible d'en tirer des conclusions sur la santé», sachant qu'aucun outil ne permet de mesurer l'impact des métabolites (produits de décomposition) du chlorothalonil sur la santé.

Environ 5% d'eau distribuée manquante

Pour respecter les nouvelles normes en vigueur, la capitale vaudoise a sorti de son réseau deux nouveaux captages à Froideville et Prévondavaux. Elle avait déjà pris des mesures similaires en août et février dernier sur d'autres sites.

Les deux captages de Cheseaux et celui de Fontaine à Basset restent ainsi hors service, tout comme les deux captages des Mossues. Les sources de Jorattez restent également hors service. Celles de Thierrens et Montaubion, qui avaient été diluées dans l'eau du Léman, ne seront plus utilisées.

En tout, cela représente un manque d'environ 5% de l'eau distribuée, précise M. Hildbrand. Celle-ci sera compensée par des pompages supplémentaires dans le lac Léman. Troisième distributeur d'eau en Suisse, la Ville de Lausanne va continuer à faire des analyses. «Nous restons vigilants», affirme M. Hildbrand. Il rappelle aussi que la ville se veut transparente en mettant sur son site internet l'ensemble des résultats d'analyses concernant les micropolluants.

https://www.lausanne.ch/vie-pratique/energies-eteau/

(ats)

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