Numéros spéciaux vendus à prix d'or

Plaques d'immatriculationLa vente de plaques d’immatriculation aux enchères rapporte entre 500 000 et 600 000 francs par année à l'Etat.

Les enchères actuelles courent jusqu’à dimanche soir.

Les enchères actuelles courent jusqu’à dimanche soir. Image: DR

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Chaque dimanche soir, entre 20 h et 21 h 50, le site Internet du Service des automobiles et de la navigation (SAN) consacré aux ventes aux enchères des plaques d’immatriculation s’emballe. Il ne reste en effet que quelques minutes aux internautes pour surenchérir et tenter de décrocher la plaque d’immatriculation de leurs rêves. Qui renvoie souvent à une date de naissance, à un numéro fétiche ou à une combinaison particulièrement tape-à-l’œil.

A 22 h, fin officielle des enchères, les internautes redoublent de clics. «Mais chaque nouvelle surenchère prolonge la vente de cinq minutes, de sorte que le petit malin qui viendrait renchérir à 21 h 59 et 59 secondes ne remporterait pas automatiquement la mise», précise Pascal Chatagny, chef du SAN.

En place depuis plusieurs années dans le canton, les ventes aux enchères, qui s’appuyaient sur une plate-forme Web jugée désuète, ont eu droit à un lifting numérique complet en avril. Depuis, les ventes ont pris l’ascenseur. Désormais, semaine après semaine, ce sont une centaine de plaques (automobile ou deux-roues) qui sont proposées au plus offrant. «C’est bien plus qu’à l’époque», poursuit Pascal Chatagny, que ce boom n’étonne pas.

Car si Vaud n’est pas le seul Canton à vendre certaines plaques minéralogiques aux enchères, il est l’un des rares où il est possible de commander un numéro précis, si tant est qu’il ne soit pas encore en circulation. Une fois fabriquée dans le Jura, la plaque d’immatriculation est vendue aux enchères. «Dans un mois, nous aurons répondu à toutes les demandes qui nous ont été adressées, le nombre d’enchères va donc un peu diminuer», indique le chef du SAN.

Côté recettes, ces ventes rapportent entre 500 000 et 600 000 francs par année à l’Etat, indique encore le responsable .

Dimension émotionnelle

Le cas le plus emblématique de cet engouement est encore dans les mémoires. Au petit jeu de la surenchère, le record cantonal appartient toujours à la plaque VD 1, adjugée 122 500 francs il y a quelques années à un particulier. Pas loin du record national, tombé à Saint-Gall, avec la SG 1 (135 000 francs). «Chez certaines personnes, il y a une dimension très émotionnelle avec les numéros de plaques. Les fans de Porsche ciblent les plaques où figurent 911 ou 928, tandis que les férus d’Aston Martin et de James Bond rêvent d'une combinaison en 007.»

Les mises de départ, de 300 francs pour une plaque à cinq chiffres et de 2000 francs pour celles de quatre et trois chiffres, atteignent parfois des sommets. Attention, dans ces cas-là, à ne pas perdre la plaque d’immatriculation tant convoitée. «Si l’une des deux plaques d’un véhicule est perdue ou volée, nous la remplaçons. En revanche, si les deux plaques viennent à manquer, nous attribuons un autre numéro. Mais si ces dernières ont été achetées aux enchères, nous ne les remboursons pas.» (24 heures)

Créé: 16.09.2016, 06h43

La plaque VD 600'000 bientôt en vente

La barre sera franchie le 3 octobre. C’est à cette date que sera mise aux enchères la plaque VD 600 000, indique Pascal Chatagny. 600 000 plaques d’immatriculation sillonneront donc bientôt les routes vaudoises. «Mais entre les plaques déposées, celles qui rentrent et qui sortent, ce seront environ 560 000 véhicules qui seront immatriculés dans le canton», poursuit le chef de service. Combien de temps faudra-t-il attendre pour voir la plaque VD 700 000 aux enchères? «C’est dur à dire, cela dépend du parc automobile. Mais avec 8000 à 10 000 nouvelles immatriculations par année, on peut imaginer voir la plaque VD 700 000 sur les routes d’ici dix à quinze ans.»

De quoi voir venir, et préparer le moment où l’on passera la barre du million, comme ce sera bientôt le cas à Zurich. «C’est à l’Office fédéral des routes (OFROU) de trouver une solution. Ils planchent déjà dessus.»

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