Nuria Gorrite parle de son nouveau travail «au cœur de la vie des gens»
PolitiqueLa conseillère d'Etat socialiste, nouvelle élue au gouvernement vaudois, évoque les pistes politiques à suivre pour développer la mobilité dans le canton.
Nuria Gorrite affirmait ne pas vouloir parler de ses dossiers avant la fin de l’été. Un vœu pieux. Au fil de sa première interview de conseillère d’Etat, la socialiste montre déjà sa maîtrise des grands enjeux du Département des infrastructures. Sans entrer cependant dans les détails, elle déroule au fil de la discussion sa vision politique pour les cinq prochaines années.
Etes-vous sous pression en reprenant le département devenu le plus exposé?
C’est d’abord une belle marque de confiance du gouvernement et un joli symbole pour le canton de Vaud. Le Conseil d’Etat a voulu donner du sens à ce département. Il est au cœur de la vie des gens, il prépare, il accompagne les mutations du canton. La vie des gens est faite, certes, de mobilité mais aussi d’autres éléments. Les garderies sont un bon exemple. Ce département a des leviers importants pour accompagner l’évolution des modes de vie. J’ai des outils pour avancer dans cette direction avec d’importants services transversaux, comme le personnel. L’Administration cantonale est un moteur pour faire bouger les choses. Ce département a en son sein la volonté d’une politique publique modernisée, avec la cyberadministration, la modernisation de l’Etat. Cela doit être mené en cohérence avec le développement des infrastructures.
Les attentes sont énormes. Toutes les régions veulent le RER. Comment allez-vous faire patienter les gens?
Le temps du citoyen n’est pas le temps de la politique. Je le sais. Mais chacun peut s’imaginer qu’une infrastructure lourde prend du temps à être réalisée. Cela nécessite des financements très importants, des défis technologiques à relever.
De nombreux élus reprochent au gouvernement de n’avoir aucune vision. Ne ne faut-il pas sortir des grands discours?
Ce reproche est infondé. Il faut rendre hommage à mon prédécesseur François Marthaler, il y a eu une planification. J’arrive dans un moment où les choses sont planifiées. Les stratégies globales sont pensées. Maintenant, à l’aube de cette législature, on entre dans une ère où on va pouvoir commencer à faire. La halte de Prilly-Malley n’est pas seulement symbolique. Il s’agit du premier domino qu’on pose avant tous les autres. La trame du RER est là, il faut maintenant la mettre en œuvre.
L'entier de l'interview dans notre édition de demain.
Créé: 09.07.2012, 21h50
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