Les oies de Sauvabelin barbotent à la SPA

LausanneLes oies de la gouille lausannoise ont fini à Sainte-Catherine, au milieu des chiens, des perruches et des hérissons. Retrouvailles

Un troupeau d’une grosse vingtaine d’oies s’ébat désormais au refuge de la SVPA de Sainte-Catherine, dans les hauts de Lausanne.

Un troupeau d’une grosse vingtaine d’oies s’ébat désormais au refuge de la SVPA de Sainte-Catherine, dans les hauts de Lausanne. Image: Dominic Favre

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En arrivant au refuge de la SPA de Sainte-Catherine, le visiteur est accueilli en premier lieu par les criailleries des oies. Avant les aboiements des chiens. D’abord parce que leur enclos est situé à l’entrée. Ensuite parce que ces palmipèdes sont d’excellents gardiens et n’ont rien à envier à la gent canine en termes de volume sonore.

Enfin parce qu’il n’y a pas de recrudescence des abandons de chiens en période de vacances, contrairement à ce que laisse croire une idée reçue. «C’est une légende, le nombre est constant tout au long de l’année, note Stéphane Crausaz, responsable de la communication et permanent de la Société vaudoise de protection des animaux (SVPA). En revanche, nous avons moins d’adoptions, puisque les gens partent en vacances.»

Cet accueil bruyant balaie une autre idée reçue. Le complexe de la SPA, dans les hauts de Lausanne, ne se borne pas aux chiens et aux chats abandonnés. Le refuge abrite également de la volaille, des rongeurs, des reptiles et opère comme station de soins pour les animaux sauvages.

Un troupeau bien connu

La grosse vingtaine d’oies qui broutent dans l’enclos près de l’entrée n’ont, elles, pas été abandonnées. Une bonne partie d’entre elles ont été placées là par la Ville de Lausanne.

Ces volatiles sont bien connus des habitants de la région. Ce troupeau paissait aux abords du lac de Sauvabelin. Mais, comme les vieilles carpes du lac, les oies n’avaient plus trop leur place dans le projet de renaturation du plan d’eau (notre édition du 25 juillet).

Le site réaménagé a été inauguré en mars dernier. «Il y a également le problème récurrent de la grippe aviaire qui nous oblige à confiner ces animaux presque chaque année. Finalement, c’était plus simple de les garder ici», explique Stéphane Crausaz. La basse-cour est équipée d’une serre tunnel de maraîcher, qui permet d’enfermer les animaux. «Pour les mêmes raisons sanitaires, nous avons aussi accueilli les oies de la Commune d’Épalinges», ajoute Stéphane Crausaz. La Commune a beau arborer un jars noir sur ses armoiries, cela ne l’a pas empêchée d’envoyer ses oies à la SPA. Ces animaux finiront probablement leur vie à Sainte-Catherine, au milieu des poules et des canards.

Contrairement aux chiens et aux chats, ils ne sont pas à adopter. «Bon, comme actuellement nous en avons beaucoup, il est possible que nous acceptions de placer une ou deux oies», indique Stéphane Crausaz. Les oiseaux exotiques (canaris et perruches) ne sont pas non plus des candidats à l’adoption. Ils ont leur propre volière, un peu plus loin.

4500 animaux par année

Sur les quelque 4500 animaux que reçoit annuellement la SVPA, près de 2500 sont des chiens et des chats. Seuls ceux qui ont de très gros problèmes de santé, ou sont trop agressifs, sont piqués. «Nous avons un bon taux d’adoption», se félicite le permanent de la SVPA.

Pour le reste, le gros des troupes est constitué de cochons d’Inde, de lapins et autres rongeurs qui, une fois castrés, sont prêts pour l’adoption. Mais le refuge joue aussi le rôle de station de soins pour la faune locale.

Pigeons esquintés, moineaux tombés du nid ou rapaces accidentés s’y refont une santé avant d’être relâchés dans la nature. Les hérissons, souvent trop faibles pour survivre à leur hibernation, sont amenés à Sainte-Catherine pour passer l’hiver avant de retrouver la liberté. Mais tous n’ont pas cette chance. Mardi après-midi, devant le local vétérinaire, un hérisson gisait dans son carton, les quatre fers en l’air.

C’est à l’écart de l’agitation des chenils qu’un jardin du souvenir a été aménagé. Il est garni des stèles de compagnons à quatre pattes disparus trop tôt.

Créé: 26.07.2018, 21h31

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