Olivier Français s’est vu refuser un mandat d’expert

TransportsLa Confédération s’est opposée à ce que le conseiller aux Etats vaudois fonctionne comme expert dans une étude sur le Transrun. Il y avait un risque de conflit d’intérêts.

Olivier Français éclaboussé par le Tages-Anzeiger et le Bund

Olivier Français éclaboussé par le Tages-Anzeiger et le Bund Image: Keystone

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Le sénateur Olivier Français (PLR), qui s’est récemment mis à disposition de son parti pour la course au Conseil fédéral, se retrouve visé par des révélations de médias alémaniques. Le Tages-Anzeiger et le Bund ont rapporté vendredi que l’Office fédéral des transports (OFT) a retiré à Olivier Français sa casquette d’expert dans une étude alternative pour le Transrun (projet de refonte de la liaison ferroviaire Neuchâtel - La Chaux-de-Fonds). Le M2 de Lausanne devait être un modèle possible pour le projet. La société lausannoise Promodal, à qui l’étude avait été attribuée, a impliqué plusieurs experts dans l’étude, dont Olivier Français, ingénieur civil spécialisé en géotechnique et spécialiste de la politique des transports.

Pas question! a dit l’OFT en décembre 2016: l’élu vaudois est également président de la Commission des transports (CTT) du Conseil des Etats. Comment travailler sur un dossier qui sera ensuite examiné dans la commission puis voté aux Chambres fédérales? «L’office a pensé qu’il y avait un risque de conflit d’intérêts», dit Gregor Saladin, porte-parole de l’OFT. Toujours selon la même source, «Olivier Français a alors demandé s’il pouvait assister aux séances de travail sur ce projet en tant qu’observateur».

Le Contrôle fédéral des finances (CDF) est à son tour entré en scène, en mars 2017. Il s’est inquiété de «la question des relations de travail entre le conseiller aux Etats Olivier Français et l’OFT, en marge d’un audit portant sur l’infrastructure ferroviaire suisse». L’office lui a alors indiqué qu’un statut «d’observateur non rétribué» avait été attribué au politicien dans le cadre du projet. «D’une manière générale, les éventuels conflits d’intérêts résiduels devraient être discutés lors du traitement d’un projet par les commissions parlementaires. Si nécessaire, des récusations sont encore envisageables à ce stade», indique le directeur du CDF, Michel Huissoud.

Les journaux alémaniques évoquent également le fait que Promodal s’était adjoint pour l’étude deux bureaux d’ingénieurs, dont Karakas & Français, l’ancienne société d’Olivier Français. Ils font également état de contacts privilégiés entre le politicien et l’OFT.

Yannick Parvex, directeur de Promodal, n’a pas pu être joint ce vendredi pour donner sa version des faits. Quant au conseiller aux Etats Olivier Français, il a fait savoir que «ces informations ne méritent aucun commentaire».

Créé: 04.08.2017, 20h37

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