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Le parlement s’oppose aux députés parachutés

Le Grand Conseil a validé un projet du Parti libéral-radical. Le but: obliger les candidats à habiter ou travailler là dans le district où ils se présentent

L'an dernier, 49 des 898 candidats au Grand Conseil se présentaient dans une région où ils n'habitaient pas. Une députée est actuellement concernée: la Verte Anne Baehler Bech.
L'an dernier, 49 des 898 candidats au Grand Conseil se présentaient dans une région où ils n'habitaient pas. Une députée est actuellement concernée: la Verte Anne Baehler Bech.
ARC/Jean-Bernard Sieber

Peut-on être élu au Grand Conseil dans un district où l’on n’habite pas? Aujourd’hui, oui. Il suffit d’habiter dans le canton de Vaud pour se présenter au Grand Conseil, dans n’importe quel district. D’ailleurs, l’an dernier, 49 des 898 candidats aux élections cantonales étaient dans ce cas-là.

La règle devrait changer à l’avenir, avec deux exceptions notables: d’une part pour les députés qui déménagent en cours de mandat et d’autre part pour les candidats qui se présenteraient là où ils travaillent, car ils y ont une attache forte. Le Grand Conseil a validé mardi ce projet, issu d’une motion du libéral-radical Éric Sonnay, par 90 oui contre 25 non (avec 12 abstentions).

Actuellement, une seule députée se trouve dans cette situation: la Verte Anne Baehler Bech, secrétaire générale de l’Asloca. Elle habite à Riex, dans le district de Lavaux-Oron, mais est élue à Lausanne-Ville, où elle travaille.

«Les députés doivent être des représentants du canton en premier lieu, mais aussi de l’arrondissement dans lequel ils sont domiciliés»

«Comme député, on défend le canton, mais je pense qu’on défend aussi sa région», commente Éric Sonnay. C’est surtout de droite que sont venus ses soutiens les plus forts: «Les députés doivent être des représentants du canton en premier lieu, mais aussi de l’arrondissement dans lequel ils sont domiciliés, dans lequel ils paient des impôts, dans lequel ils sont bien intégrés», abonde l’UDC Aliette Rey-Marion.

Mais certains à droite sont clairement opposés. L’UDC lausannois Philippe Ducommun parle d’une «fausse bonne idée». «La recherche de 26 candidats dans notre région était périlleuse, rappelle-t-il. Cette idée péjorerait certains partis.»

Les principaux opposants se trouvent au centre et chez les Vert’libéraux. Ceux-ci ont essuyé d’ailleurs plusieurs critiques, car ils ont présenté l’an dernier leur conseillère nationale Isabelle Chevalley dans la Riviera, alors qu’elle habite le district de Nyon. Elle avait démissionné dans la foulée pour laisser sa place à François Pointet, le président du parti cantonal. Lui-même s’est exprimé mardi au parlement. Selon lui, la règle actuelle est similaire à celle du Conseil national. «L’électeur est suffisamment intelligent pour savoir si de telles manœuvres heurtent sa propre moralité», conclut-il.

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