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Le parlement valide la baisse fiscale jusqu’en 2023

Dans le cadre de l’examen du budget, les députés ont accepté le scénario du Conseil d’Etat. Reste à voir si toute les Communes joueront le jeu

Vincent Keller (POP, à dr.) voulait balayer le scénario fiscal du Conseil d'Etat. Le Grand Conseil a minorisé son groupe parlementaire.
Vincent Keller (POP, à dr.) voulait balayer le scénario fiscal du Conseil d'Etat. Le Grand Conseil a minorisé son groupe parlementaire.
ARC/Jean-Bernard Sieber

C’est oui du côté de l’État de Vaud. Le Grand Conseil a validé à la majorité ce mercredi en premier débat la stratégie fiscale du Conseil d’État pour les années 2020 à 2023. Le but: parvenir à une baisse d’impôt pour les contribuables. Reste à voir si toutes les Communes joueront le jeu.

Opposition de la gauche radicale

Intégrée dans le budget 2019 par le Conseil d’État, sa stratégie fixe un coefficient cantonal de 156 points en 2020, puis 155 en 2021, 2022 et 2023. En fait, le chiffre actuel est de 154,5 points. Si l’État augmente dans un premier temps son coefficient, c’est pour prendre entièrement à sa charge le financement des soins à domicile, actuellement payés par les Communes. En contrepartie, celles-ci devront baisser leurs coefficients d’impôt de 1,5 point.

Seule la gauche radicale a tenté de s’opposer à cette stratégie, pour maintenir le chiffre de 156 points jusqu’en 2023. Mais l’amendement qu’elle a déposé a été balayé par le parlement. «Nous sommes toujours opposés à une baisse d’impôt, préférant défendre la classe moyenne par l’augmentation des prestations de l’État, explique Vincent Keller (POP). Une baisse de point d’impôt ne profitera qu’aux couches les plus aisées de la population.» Reprenant des chiffres déjà fournis par le Parti socialiste au parlement, Vincent Keller estime qu’une baisse de 3 points d’impôt ferait économiser 10 francs par mois à une famille de quatre personnes avec un revenu de 7000 francs.

Refus en cascade

Le budget 2019 de l’État avoisine les 9,7 milliards de francs. La quasi-totalité des quelque 20 propositions de modification a été refusée mercredi. Parmi elles, ça a été le cas de l’idée d’Ensemble à Gauche de rajouter 6 millions de francs au CHUV pour trouver du personnel lors des congés maladie et congés maternité. Idem pour l’intention de l’UDC d’augmenter de cinq employés le Service des communes, face au dossier de la modification de la loi sur les droits politiques. Idem aussi pour l’option des Verts d’ajouter 100 000 francs à la Direction générale de l’environnement pour engager un responsable de la politique climatique.

Le deuxième débat sur le budget mardi prochain devrait confirmer le premier.

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