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En partie étranger, le bois du Vortex agace les élus

Le bâtiment qui servira aux Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ), puis aux étudiants, sera construit en bois suisse et étranger. Les députés voulaient du suisse uniquement.

Keystone

Le Vortex, c’est ce grand bâtiment rond à Chavannes-près-Renens, où logeront 1700 participants des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) en 2020 puis environ un millier d’étudiants. Ce mardi, néanmoins, sa construction a agité le Grand Conseil. En cause: la provenance de son bois de construction, un mélange entre suisse et étranger, selon le conseiller d’État Pascal Broulis.

Alors que les députés ont validé à l’unanimité une dépense de 6 millions de francs pour financer les locaux communs du bâtiment, l’utilisation de bois étranger va à l’encontre de leur volonté. En septembre 2014, le parlement avait en effet voté à l’unanimité (avec six abstentions) une motion de l’écologiste Yves Ferrari demandant que le bois soit suisse. «Il est dommage que le Conseil d’État n’ait pas répondu à cette demande, regrette le motionnaire. Nous devons mieux suivre le destin de nos interventions qui défendent notre économie locale.»

L’UDC Yvan Pahud et le libéral-radical Daniel Ruch, tous deux entrepreneurs forestiers, lui emboîtent le pas. «Je suis attristé que nous soyons de nouveau mis devant le fait accompli, commente Yvan Pahud, et qu’on nous dise que c’est compliqué d’utiliser du bois suisse alors que le Vortex doit être un bâtiment emblématique.»

Quant à Daniel Ruch, il ajoute qu’il est à la tête de «la plus grosse entreprise forestière du canton» et qu’elle «cherche aussi du travail». «Je me demande ce que nous faisons ici si nous ne sommes pas écoutés, ajoute-t-il. On a meilleur temps d’aller boire un verre à la buvette.»

Pascal Broulis, lui, note que cette décision répond à plusieurs particularités du dossier. En premier lieu, le texte de 2014 comportait un «vice de forme». En outre, c’est la Caisse de pensions de l’État de Vaud (CPEV), et non l’État lui-même, qui est propriétaire du terrain et maître d’ouvrage du bâtiment. «Dès que nous le pouvons, nous utilisons du bois vaudois, ajoute-t-il. Le bois vaudois, c’est notre credo.»

L’origine du bois des chantiers de l’État est chère aux députés. Ce mardi, ils se sont réjouis d’accorder 16 millions pour construire la Maison de l’Environnement, à Lausanne, avec du bois vaudois. «Si tout se passe bien, note Pascal Broulis, ce modèle sera duplifiable sur tout le canton.»

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