«Pour les patients, les hommes sont des docteurs, les femmes des infirmières»

SensibilisationLa Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL milite pour plus de femmes aux postes à responsabilité.


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La première vidéo est publiée aujourd'hui. On y voit la professeure Christine Sempoux, médecin cheffe de l'Institut de pathologie du CHUV et présidente de la Commission pro-femmes de la Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l'UNIL, donner d'entrée de jeu le but à atteindre: rechercher les talents féminins «pour permettre que, demain, notre faculté représente réellement la population estudiantine actuelle».

Un simple coup d'oeil aux chiffres suffit pour comprendre le propos. Aussi bien en biologie (55%) qu'en médecine (65%), les étudiantes sont nettement majoritaires. A l'inverse, les femmes ne représentent que 20% des professeurs de la Faculté. Bonne nouvelle tout de même: la tendance s'inverse depuis quelques années, le pourcentage de femmes nommées a progressivement augmenté, de 25% en 2013 à 31% en 2017.

«Ce succès est le fruit du premier plan AGIR (2013-2016) de la Faculté. Avec le nouveau plan AGIR+ (2017-2020) du nom du plan d’actions de la FBM pour promouvoir l’égalité, la FBM souhaite poursuivre ses chantiers pour l’égalité, notamment pour améliorer l’accès des femmes aux postes stables», indique la Faculté, qui n'entend pas relâcher son effort.

Route encore longue

Du côté des étudiants, l’Association des étudiants en médecine avait frappé un grand coup pour promouvoir l’égalité des sexes il y a deux ans: elle avait décidé d’utiliser le féminin par défaut. L'association a beau être présidée par un homme, on l'appelle "la présidente". Cédric Fricker, actuellement étudiant en master, avait été l'un des artisans de ce changement. Il a également participé à l'élaboration des vidéos, dont les quatre prochains épisodes seront publiés ces prochaines semaines sur les canaux de la FBM, de l'UNIL et du CHUV.

«Ce changement de nom a servi à réveiller les consciences. La présidente de l'association est toujours un homme, mais on a enfin une majorité de femmes au sein du comité. Nous avons mené beaucoup d'actions de sensibilisation et lancé plusieurs campagnes, ça commence enfin à porter ses fruits», se réjouit l'étudiant, pourtant bien conscient que la route qui mène à l'égalité est encore longue. «A l'hôpital, alors que je me présente en tant qu'étudiant, les patients me donnent du docteur. Pour les femmes dans la même situation, c'est infirmière.»

Créé: 08.03.2019, 10h49

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