Patrick de Preux mis en accusation

JusticeLe notaire devra répondre devant un tribunal de complicité d’escroquerie et de faux dans les titres.

«Je suis serein, parce que je sais que je n’ai violé aucune des règles de ma profession, ce qui a d’ailleurs été confirmé par une enquête de la Chambre des notaires», déclare Patrick de Preux.

«Je suis serein, parce que je sais que je n’ai violé aucune des règles de ma profession, ce qui a d’ailleurs été confirmé par une enquête de la Chambre des notaires», déclare Patrick de Preux. Image: Philippe Maeder

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Juste avant de rejoindre, début juin prochain, le Ministère public de la Confédération, le procureur Nicolas Cruchet a bouclé l’un de ses dossiers les plus délicats. Comme l’a révélé lundi le quotidien 20 minutes, le notaire Patrick de Preux, par ailleurs président du LHC et ancien député libéral, va devoir répondre, sans doute avant la fin de l’année, de participation à une escroquerie et de faux dans les titres dans l’exercice de fonctions publiques.

Les faits remontent à l’année 2003, quand Z., un gestionnaire de fortune lausannois, par ailleurs condamné par la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal, en 2014, à une peine privative de liberté pour gestion déloyale aggravée dans une autre affaire de tutelle, est nommé conseil légal d’une veuve fortunée établie à Lausanne.

Agée de 82 ans, héritière d’une fortune estimée à une vingtaine de millions de francs, la dame en question connaît depuis plusieurs années des problèmes de santé. Après sa mort, en 2010, s’estimant lésés, ses héritiers - un neveu et un proche - ont attaqué Z. en justice, au civil et au pénal, pour escroquerie. Dans la foulée, ils ont également prétendu que Z. avait fait signer à sa protégée, alors qu’elle n’avait plus toute sa tête, un testament qui révoquait le précédent, qui leur était bien plus favorable.

Rédigé en 2004 par le notaire Patrick de Preux, alors administrateur-président de la société financière de Z. (il a démissionné depuis), le testament contesté prévoyait le transfert, à la mort de sa signataire, de plusieurs millions à une fondation et désignait Z. comme son exécuteur testamentaire. La démarche faisait donc du notaire à la fois l’auteur du testament, le président de la société financière qui gérait une partie de la fortune et l’un des membres du conseil de fondation.

«Après deux ans d’atermoiements, je suis satisfait que cette pénible affaire aille enfin en justice, affirme Patrick de Preux. Je suis serein, parce que je sais que je n’ai violé aucune des règles de ma profession, ce qui a d’ailleurs été confirmé par une enquête de la Chambre des notaires.» Désormais, les juges auront le dernier mot.

Créé: 23.05.2016, 14h40

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