Les patrons virés de Biopôle portent plainte

EpalingesLes ex-administrateurs sous enquête pénale portent plainte contre le chef du service cantonal de la promotion économique et président de ce fer de lance de la biotechnologie

Le biopôle d'Epalinges

Le biopôle d'Epalinges Image: CHRISTIAN BONZON - A

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«Je suis choqué. J’userai de tous mes droits pour défendre mon honneur sur le plan personnel et sur celui de ma contribution comme président de Biopôle SA à Epalinges et comme chef du Service cantonal de la promotion économique et du commerce. Lionel Eperon est l’objet d’une plainte pénale déposée ce jour par les deux administrateurs de la société congédiés le 3 mai et sous enquête pénale pour gestion déloyale. Ils estiment qu’il s’est rendu coupable de dénonciation calomnieuse et de diffamation.

Les deux lui reprochent personnellement d’avoir «dénoncé à l’autorité pénale certains faits dont il savait parfaitement qu’ils n’avaient aucune nature délictuelle» et d’avoir divulgué leurs noms «à l’heure où la présomption d’innocence devait prévaloir». Ils considèrent qu’il a agi «mû par le désir de nuire.»

Lionel Eperon réplique vertement. «Je rappelle que la plainte pénale a été le fait du Conseil d’Etat, sur la base notamment d’un rapport du Contrôle cantonal des finances, et que Biopôle SA a elle aussi porté plainte afin que la justice établisse le caractère pénal ou pas des faits dénoncés.» Selon le ministère public, il s’agit d’une facturation suspecte de quelque 600 000 francs.

Les ex-administrateurs dénoncent aussi la diffusion d’un communiqué de presse mentionnant leurs noms et portant la signature de Lionel Eperon. Réponse de l’intéressé: «Ce communiqué est le fait de Biopôle SA et de ses organes compétents. Il est signé de ma main en tant que président, ainsi que de celle de Daniel Brélaz, vice-président. Par ailleurs, le Conseil d’état en avait validé le contenu.» La divulgation des noms des deux administrateurs se justifiait-elle? Lionel Eperon n’en doute pas. «Biopôle SA est une société détenue par des collectivités publiques, Etat de Vaud, Commune de Lausanne et celle d’Epalinges. Cette divulgation répondait à un devoir de transparence ».

Créé: 30.07.2013, 16h55

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