A Penthalaz, des robots et des élèves se partagent une salle de classe

ENSEIGNEMENTDans le canton de Vaud, des enseignants ont introduit des produits robotiques dans le programme scolaire. L’exemple d’une classe de quatrième primaire.

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Alix, Isaline, Benoît, Raphaël et leurs camarades de la classe de quatrième primaire du collège du Cheminet, à Penthalaz, sont contents. Quand Morgane Chevalier, l’une de leurs deux maîtresses, leur annonce qu’ils vont pouvoir travailler ce matin-là avec des Thymio, des petits robots montés sur roulettes, les commentaires sont du genre «trop cool» ou «trop bien».

Ces élèves de quatrième primaire ont déjà pu explorer les différents modes de fonctionnement de ces engins conçus à l’EPFL. Chacun de ces modes est signalé par une couleur différente sur les nombreuses diodes du robot. Ce côté éminemment visuel est d’ailleurs ce qui fait la particularité des Thymio par rapport à d’autres robots éducatifs.

Quand il «émet» du vert, Thymio suit l’objet que ses capteurs perçoivent, en l’occurrence une main humaine. Ce que les enfants traduisent volontiers par le mode «ami». Rouge, il cherche au contraire à l’éviter. Jaune, la machine avance et évite les obstacles placés sur sa route.

«Ces robots permettent aux enfants de travailler ensemble de manière coordonnée, explique Morgane Chevalier. C’est plus concret pour eux qu’un écran d’ordinateur, même avec une souris. Cela leur donne aussi des outils pour comprendre le monde qui les entoure.» Comme pour démontrer ce qu’elle avance, elle demande à Benoît de sortir de la classe et l’emmène devant l’ascenseur. L’élève explique: lorsqu’un humain se trouve dans la porte ouverte, des capteurs de présence commandent à l’ascenseur de garder cette porte ouverte. «C’est un peu la même chose quand le robot suit ma main, il la capte», annonce l’enfant.

Morgane Chevalier apporte aussi ses robots dans des classes du cycle initial, où les enfants ont entre 4 et 6?ans. Cela permet par exemple d’apprendre aux élèves à structurer les déplacements, ceux des robots, mais aussi les leurs, en termes de gauche et de droite.

Les douze Thymio de Penthalaz sont pour l’instant encore une exception dans les classes vaudoises. Mais depuis que la version II de ce robot est sortie des ateliers des roboticiens, il s’en est tout de même écoulé un bon millier. «En plus d’offrir un côté interactif particulièrement intuitif, grâce notamment à l’affichage des couleurs, à moins de 100?francs l’unité, Thymio est abordable», justifie Francesco Mondada, chercheur et enseignant à l’EPFL, l’un des «pères» du petit robot.

Plus de détails dans 24?heures demain (24 heures)

Créé: 17.04.2012, 12h34

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