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Les pères divorcés se sentent mis à l’écart

Des parents non gardiens s’estiment laissés de côté alors qu’ils souhaitent épauler leurs enfants en temps de crise.

Des parents divorcés et non gardiens demandent aux organismes de protection de la jeunesse de faire preuve de souplesse.
Des parents divorcés et non gardiens demandent aux organismes de protection de la jeunesse de faire preuve de souplesse.
Florian Cella

La pandémie exacerbe des tensions déjà existantes en temps normal. Pour les parents divorcés qui n’ont pas pu trouver de terrain d’entente, la situation est devenue plus compliquée. Certains se sentent lésés, notamment les parents non gardiens, en majorité des pères.

Séparé dans un contexte conflictuel, le papa d’un garçon de 9 ans regrette de ne pas pouvoir être davantage présent auprès de son fils en ces temps difficiles. Son droit de visite fait l’objet d’une curatelle de surveillance: «Des parents non gardiens se retrouvent au chômage technique. À partir du moment où les écoles ont fermé, des parents gardiens se sont attribué le temps scolaire. Moi, j’ai proposé de partager le temps de fermeture de l’école. Mais la réponse a été négative. On m’a dit qu’il n’était pas possible de faire de changement. Pourtant, en temps de crise, il est important que l’enfant sache que son père est présent.»

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