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Au pied du «sapin solidaire», des cadeaux simples et nécessaires

Ce mercredi 18 décembre au Temple St-Jacques, près d’une centaine de personnes défavorisées ont reçu le cadeau qu’elles avaient demandé.

Une centaine de personnes en situation de précarité ont reçu un cadeau mercredi 18 décembre lors du «sapin solidaire» organisé au Temple St-Jacques par le pasteur suffragant Olivier Keshavjee et son équipe.
Une centaine de personnes en situation de précarité ont reçu un cadeau mercredi 18 décembre lors du «sapin solidaire» organisé au Temple St-Jacques par le pasteur suffragant Olivier Keshavjee et son équipe.
Florian Cella

«Qu’est-ce qu’il y a comme cadeau? Est-ce qu’il y a des téléphones?» Yolande fait partie des personnes en situation précaire qui se rendent une fois par semaine au temple Saint-Jacques, à Lausanne, pour recevoir un colis alimentaire, boire un café, manger des biscuits et papoter. Mais ce mercredi 18 décembre, les choses étaient un peu différentes que d’habitude: en plus de nourriture et de chaleur humaine, ces personnes défavorisées recevaient un cadeau à l’occasion du Sapin solidaire mis en place par le pasteur suffragant Olivier Keshavjee et son équipe.

«C’est la première année que nous organisons cela», explique Sandra Genilloud, gérante du centre Saint-Jacques et initiatrice principale du projet inspiré par une opération semblable mise sur pied par le pasteur Kevin Bonzon à Nyon. «On a proposé à ceux qui viennent chercher leur colis alimentaire le mercredi d’inscrire sur un papier le cadeau – d’une valeur d’environ 20francs – qu’ils voulaient recevoir à Noël.»

Du beurre ou des habits

L’équipe a ainsi récolté 88 souhaits, allant de la plaque de beurre au cacao en poudre, en passant par de la viande, des habits chauds ou des poupées. «Puis on a suspendu ces vœux au sapin du centre», détaille Sandra Genilloud.

Lors du marché de l’avent organisé par la paroisse le 29 novembre, le ministre et ses collaborateurs ont expliqué aux gens du quartier et aux ouailles qu’ils pouvaient parrainer un cadeau en prenant simplement l’un des billets. «On a eu un succès retentissant, se réjouit Olivier Keshavjee. Les citoyens voulaient faire quelque chose pour les plus démunis et donner du sens à Noël. Ils ne savaient simplement pas comment s’y prendre. Nous avons joué les intermédiaires.»

Prévue le 18 décembre à 16 heures, la remise des cadeaux a attiré plus d’une centaine de personnes. Le petit Nawid, d’origine afghane, a emporté un ballon qui lui permettra de jouer au foot avec ses amis du quartier de Bussigny où il habite. La fille de Sarah pourra enfin promener sa poupée dans une poussette. «Pour que tout le monde reparte avec quelque chose, nous avons prévu large et mis des présents en plus des 88 vœux initiaux, ajoute l’animateur spirituel Clément Estrabaud. Pour éviter d’éventuelles jalousies, nous avons demandé aux participants d’attendre d’être à la maison pour déballer.»

«Quand je vais faire mes courses, reprend, émue, Sandra Genilloud, j’achète du beurre sans même imaginer que certaines personnes puissent faire le souhait d’en recevoir pour Noël. J’ai été très touchée en découvrant la nature simple mais nécessaire des cadeaux demandés.»

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