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A quoi se pique-t-on les veines à Lausanne?

Une étude des eaux usées, mais aussi du contenu des seringues récoltées par la Fondation Accueil à Bas Seuil, décrypte la consommation de drogues dures dans la ville.

Le Distribus s’occupe de la remise et de l’échange de matériel de consommation. Il est présent six soirs par semaine près de la Riponne.
Le Distribus s’occupe de la remise et de l’échange de matériel de consommation. Il est présent six soirs par semaine près de la Riponne.
Philippe Maeder

«No drugs!» Au mois de juin, le quartier du Tunnel, à Lausanne, affichait son humeur sur ses murs. Des banderoles ciblant le deal et les toxicomanes présents dans le quartier fleurissaient. Les habitants et commerçants du coin poussaient un grand coup de gueule. Lausanne, scène ouverte de la drogue? Certains le pensent. Les spécialistes policiers, tout comme ceux de la prévention, répondent pourtant à l’unisson: «Il n’y a pas réellement une augmentation de toxicomanes à la Riponne, explique Sébastien Dyens, chef adjoint de la brigade des stupéfiants. Quand on a le retour des beaux jours, ça nous frappe. Mais c’est toujours la même chose, et c’est subjectif.»

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