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Une poignée de millions pour fignoler Plateforme 10

Le Conseil d’État demande des crédits additionnels et présente un projet de loi pour la gouvernance des musées.

Le site de Plateforme 10, photographié en mars dernier.
Le site de Plateforme 10, photographié en mars dernier.
ARC/JEAN-BERNARD SIEBER

Après les grandes annonces, voici venu le temps de légiférer. Et, au passage, de procéder à quelques petits ajustements financiers. Le Conseil d’État demande 7,6 millions supplémentaires au Grand Conseil pour les évolutions du projet Plateforme 10. Mardi, la cheffe du Département de la culture, Cesla Amarelle, a d’abord présenté l’exposé des motifs et projet de loi pour la création de la Fondation Plateforme 10. Ce qui ne coûte rien. Le Grand Conseil va se saisir de cet EMPL d’ici la fin de l’année. La nouvelle entité devrait être constituée en 2020. Le personnel du MCBA, de l’Élysée et du Mudac sera intégré à cette future structure en 2021.

Pas de suppression de postes

En février dernier, les autorités avaient annoncé en grande pompe la centralisation de la gouvernance des trois musées. L’objectif est de simplifier l’organigramme de Plateforme 10 et de favoriser les synergies. Les trois institutions seront placées sous la tutelle d’une direction générale, dont le cahier des charges sera précisé dans un règlement d’application.

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Cette «fusion» n’entraînera aucune suppression de postes dans les musées, a assuré la conseillère d’État. Mardi, elle était accompagnée de son collègue des Finances et des Constructions, Pascal Broulis, venu présenter des demandes de crédits additionnels. Le projet Plateforme 10, de 180 millions de francs, nécessite des financements supplémentaires. Quelques millions par-ci par là, pour faire les jointures.

«5000 m2 seront redonnés à la nature, c’est magique»

Ainsi, le Conseil d’État demande au Grand Conseil un crédit de 2 millions afin de procéder à des aménagements sur le site de 25 000 m2. Il est notamment prévu de créer un «parcours botanique didactique» le long de la rampe de mobilité douce qui sera construite en direction de l’ouest. «5000 m2 seront redonnés à la nature, c’est magique», s’est enthousiasmé le ministre des Constructions. Au nord, un escalier, qualifié de «monumental», permettra de désenclaver la parcelle en la reliant à l’avenue Ruchonnet.

Restaurant de 80 places

À cela s’ajoutent 2,5 millions pour construire un restaurant de 80 places dans le prolongement des arches de soutènement de la façade nord du site. Ce bistrot doit attirer «un segment de clientèle différencié selon les heures», estime Pascal Broulis. Il faut encore compter avec 1 million supplémentaire pour mettre sur pied un concours d’architecture afin de transformer le poste directeur de la gare de Lausanne que le Canton vient d’acquérir (lire encadré) et 2 autres millions pour l’«autonomisation informatique et la transition numérique des musées».

Mais la quête aux millions ne va pas s’arrêter là. Le montage public-privé imaginé pour construire le bâtiment qui doit accueillir l’Élysée et le Mudac n’est pas encore bouclé. Il reste 7 millions de fonds privés à trouver. En revanche, le financement du nouveau Musée cantonal des beaux-arts est, lui, sous toit.

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