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Une pointure des HEC est décédée

Un chercheur de haut niveau à la réputation internationale qui collait aux réalités du terrain et à la vie économique locale. Tel était Olivier Cadot, vice-doyen de la Faculté des hautes études commerciales (HEC) de l’Université de Lausanne (UNIL), mort le 20 mars dernier des suites d’une tumeur au cerveau à l’âge de 60 ans. «Il aimait la vie et s’est battu jusqu’au bout. Il a encore participé à la réunion du décanat au début du mois de décembre 2018», se souvient le doyen, Jean-Philippe Bonardi.

Titulaire d’un doctorat en économie de la prestigieuse Université de Princeton, aux États-Unis, il a enseigné auprès de plusieurs institutions américaines et françaises avant d’arriver à l’UNIL, en 1999. Il y était professeur de commerce international et de stratégie. Il enseignait en outre l’économie du développement. Et, lorsqu’il a pris un congé scientifique, entre 2009 et 2011, c’était à la Banque mondiale. «Il était basé à Washington mais il a tenu à se rendre sur le terrain avec les équipes de l’organisation. Chercheur dans l’âme, il s’est frotté à la réalité», relate Jean-Philippe Bonardi. Ce souci de proximité s’est aussi manifesté par son activité de codirecteur de l’Institut d’économie appliquée CREA, ancré dans la vie des affaires en Suisse romande.

L’homme touchait aussi ses collègues et les étudiants par son humanité. Elle se manifestait par de petites maladresses que certains appelaient, non sans amitié et humour, les «cadouilles» d’un professeur à la grande intelligence. La faculté se souvient encore de sa gentillesse, ainsi que le résume le doyen: «Il était ouvert au monde et aux autres.»

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