Le pôle de recherche contre le cancer se garnit

LausanneUne centaine de médecins et chercheurs ont déjà investi le bâtiment Agora.

Dans les laboratoires d'Agora, les chercheurs se partagent le matériel. Une façon de favoriser les échanges entre disciplines.
Vidéo: Romain Michaud

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les 300 places seront toutes occupées en septembre. À ce jour, une centaine de scientifiques spécialisés en oncologie ont pris leurs quartiers à Agora, l’ambitieux pôle de recherche contre le cancer inauguré en octobre en face du CHUV.

S’y côtoient des médecins et chercheurs de disciplines et d’institutions diverses, occupés à chercher de nouvelles thérapies. C’est ici qu’a emménagé George Coukos, grand chef de l’oncologie à Lausanne. On peut aussi croiser Jean Bourhis, spécialiste de la radio-oncologie, Olivier Michielin, expert du mélanome, Manuela Eicher, qui planche sur les effets indésirables des traitements, Jacques Fellay, spécialiste en médecine personnalisée, Lana Kandalaft, du Centre des thérapies expérimentales, Michal Bassani, qui cherche des vaccins contre le cancer… La liste des pointures est longue. La venue annoncée du biologiste Mikael Pittet, dont les travaux sont porteurs d’espoir, est très attendue.

Avec son bâtiment Agora (80 millions de francs), la Fondation ISREC espère favoriser les interactions entre scientifiques d’horizons différents. «Ce lieu doit être un catalyseur, résume Francis-Luc Perret, directeur de la fondation. Nous ferons tout pour que cet état d’esprit se réalise.» «Ce lieu facilite vraiment la communication entre chercheurs, confirme une chercheuse. Et c’est plus pratique: plus besoin de mails ni d’envoyer les échantillons de site en site.»

Les axes de recherche sont définis par un trio: George Coukos (CHUV/UNIL), Pierre-Yves Dietrich (HUG) et Douglas Hanahan (EPFL). Derrière les façades en métal ciselé d’Agora, on mise résolument sur l’immunothérapie, c’est-à-dire les traitements stimulant le système immunitaire pour qu’il s’attaque aux cellules cancéreuses.

Francis-Luc Perret évoque une approche innovante dans la recherche en oncologie. «On ne veut plus penser par maladie (cancer de la peau, du sein…) mais travailler sur le processus d’évolution de la tumeur et les façons de la combattre.

Créé: 18.06.2019, 09h23

Articles en relation

[VIDEO] Un pôle de recherche sur le cancer ouvre à Lausanne

Oncologie Le centre Agora veut réunir 300 spécialistes de différents horizons en vue de mettre au point de nouvelles thérapies. Plus...

«Les thérapies cellulaires débuteront cet été»

Oncologie Lana Kandalaft a la lourde tâche d’amener les traitements innovants contre le cancer au chevet des malades. Le point sur l’avancée des recherches menées par le Département d’oncologie CHUV-UNIL. Plus...

«L'immunothérapie bénéficie à moins de la moitié des patients»

Cancer Les indications des nouveaux médicaments oncologiques s'étendent, touchant de plus en plus de malades Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.