Un pôle en santé publique créé dans les unis de Lausanne, Genève et Neuchâtel

Hautes écolesTrois universités et deux hôpitaux cantonaux unissent leurs compétences en prévention des maladies, économie de la santé, ou santé au travail.

Dominique Arlettaz (UNIL), Martine Rahier (UNINE) et Jean-Dominique Vassali (UNIGE).

Dominique Arlettaz (UNIL), Martine Rahier (UNINE) et Jean-Dominique Vassali (UNIGE). Image: Patrick Martin

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

A Lausanne existe l’un des très rare cursus universitaires suisses en management et économie de la santé. Il est géré conjointement par l’UNIL et l’Université américaine de Harvard. Et, depuis le premier septembre, il fait partie d’un nouveau pôle de compétences romand en formation, recherche et expertise en santé publique. Les trois universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel, et les deux hôpitaux universitaires de Genève et Lausanne, ont en effet signé une convention pour fédérer et coordonner tout ce qui existe dans ce domaine sur les trois sites concernés.

La nouvelle structure a été baptisée Ecole romande de santé publique. Sous son égide, les enseignants et chercheurs concernés resteront rattachés à leurs institutions de départ. Mais les nominations de professeurs, par exemple, seront coordonnées pour éviter des doublons. Il sera ainsi exclu de nommer à Lausanne quelqu'un qui sera spécialiste du droit de la santé, compétence présente à Neuchâtel.

De même, la santé sous ses aspects international et humanitaire sera du ressort de Genève, tout comme la prévention du cancer ou l'étude et prévention du tabagisme. Pour le sida et l'évaluation des population vieillissantes, ce sera Lausanne qui sera en première ligne.

Quant à l'Institut de santé au travail, qui dépend d'une fondation où sont représentés les cantons romands et est implanté à Lausanne, il est lui aussi partie prenante de ce nouveau pôle.

«Il existe une structure suisse dans ce domaine, qui regroupe la plupart des universités du pays, précise Dominique Arlettaz. Mais elle ne recevra plus de financement fédéral dès 2016. Nous voulons nous positionner de manière forte dans ce domaine, le fédérer, et bien sûr le développer.» Parmi les projets figure la création de nouveaux Masters (cursus universitaire allant jusqu'au premier grade de fin d'études), dans des spécialisations à définir.

«Il était temps que l'on crée enfin ce genre de regroupement, note pour sa part le Vaudois Charles Kleiber, ancien secrétaire d'Etat suisse à la recherche et à la science, ex-dirigeant des hospices cantonaux vaudois. Nous avons un grand besoin, parmi les personnes qui assument des responsabilités dans la santé publique, de gens formés en économie de la santé ou, inversément, d'assureurs qui aient une vision de santé publique et ne se contentent pas d'un rôle de marchands de soupe ou de sélectionneurs de bons risques!»

Créé: 02.10.2013, 15h22

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 7

Paru le 18 septembre 2019
(Image: Bénédicte) Plus...