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La police travaille son flair pour mieux traquer l'esclavage

Il est très difficile d’obtenir une condamnation pour traite d’êtres humains, surtout dans le domaine du travail. 250 gendarmes y sont sensibilisés ce mois de février.

Une campagne de sensibilisation de la population à la traite d'êtres humains, à Genève, en 2014. La police vaudoise souhaite de son côté affûter ses compétences dans un domaine difficile à déceler et à étayer.
Une campagne de sensibilisation de la population à la traite d'êtres humains, à Genève, en 2014. La police vaudoise souhaite de son côté affûter ses compétences dans un domaine difficile à déceler et à étayer.
Laurent Guiraud

À Genève, un entrepreneur de la construction est en prison. Il sera jugé ce printemps pour traite d’êtres humains dans le domaine de l’exploitation de la force de travail. Il avait sous-payé des ouvriers d’Europe de l’Est recrutés sur internet.

Sera-t-il condamné pour cette infraction? Pas sûr. Une sanction pour traite d’êtres humains, souvent décrite comme de l’esclavage moderne combattu à l’échelon international, est très difficile à obtenir. Dans le canton de Vaud, le Tribunal cantonal avait écarté, en décembre 2018, un recours qui demandait la reconnaissance de cette qualification pénale dans une affaire d’exploitation dans un bar du Nord vaudois.

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