La police vaudoise cartonne sur Facebook

Réseaux sociauxTrès active sur les réseaux sociaux, la police séduit toujours plus les internautes. Explications.

La page Facebook de la police cantonale vaudoise.

La page Facebook de la police cantonale vaudoise.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les nouvelles publiées quasi tous les jours par la police cantonale vaudoise sur le réseau social Facebook sont très suivies: plus de 9100 personnes ont cliqué sur l’icône «j’aime» et se tiennent donc informées au quotidien (voir la page ici). «Dans ce domaine, nous sommes leaders dans toute la Suisse», fait remarquer Jean-Christophe Sauterel, chef de la Direction prévention et communication. De leur côté, les pandores valaisans comptent 8600 aficionados sur le réseau, alors que les Neuchâtelois en dénombrent 5000.

D’autres polices cantonales, comme à Genève, n’ont pas encore activé de compte. Avis de disparition, communiqués de presse, messages de prévention, concours de chiens de police: actifs sur Facebook depuis quatre ans, les policiers vaudois ratissent large. Et parmi les dizaines de photos en ligne, on passe des bobines patibulaires des prisonniers évadés du pénitencier de Bochuz en juillet dernier à un Stanislas Wawrinka tout sourire incitant les automobilistes à lever le pied dans une campagne de sensibilisation.

Au chapitre prévention justement, la dernière campagne en date met en garde les citoyens contre la hausse de cambriolages du soir. Elle a été menée en trois étapes: publication d’une affiche, puis d’une infographie chiffrée et, enfin, d’une vidéo mettant en scène les techniques de vols utilisées. «Avec cette stratégie ciblée, nous avons touché près de 150'000 personnes», calcule Jean-Christophe Sauterel.

Relais précieux

A noter que ce sont les avis de disparition qui sont le plus souvent relayés par les internautes sur leur propre profil Facebook. Précieux lorsqu’il s’agit d’assurer une diffusion la plus large possible: «Quand les gens réalisent qu’ils peuvent aider la police, ils partagent volontiers nos informations», analyse le porte-parole.

Un événement a fait s’affoler les compteurs, en mai dernier: l’annonce de la disparition de Marie a été vue par 298'000 internautes en l’espace de vingt-quatre heures seulement. «En règle générale, sur Facebook, les avis de disparition sont consultés par 15'000 à 25'000 personnes. Le caractère très émotionnel de cette affaire a clairement joué un rôle.»

«Flic» est toléré

A l’origine, la police cantonale vaudoise utilisait Facebook pour recruter de nouveaux agents exclusivement. C’était en 2009. Un an plus tard, la page de recrutement est transformée en page officielle. «La proximité avec le public passe aussi par une présence sur les réseaux sociaux», insiste Jean-Christophe Sauterel.

Il a dès lors fallu s’atteler à la modération des propos échangés sur le réseau, car les internautes peuvent commenter les nouvelles publiées par la police. «Nous avons installé un filtre avec 600 mots-clés qui bloquent automatiquement les commentaires injurieux ou xénophobes», détaille le porte-parole. Les grossièretés sont rigoureusement prohibées et leurs auteurs parfois bannis par les membres de la Direction prévention et communication qui veillent au grain. Détail amusant, le terme «flic» est, lui, toléré.

«Il faut accepter la critique. Et lorsque celle-ci est systématique, on constate que des internautes prennent la défense de la police. Dans leurs commentaires, beaucoup d’entre eux nous remercient, après l’arrestation de cambrioleurs, par exemple. Facebook est un lieu de débat», constate le porte-parole, rappelant que pour toute information urgente à communiquer à la police, le numéro de téléphone 117 est le seul valable.

Bientôt une application

La police vaudoise est également active sur le site de microblogage Twitter, où elle compte près de 700 abonnés. Un chiffre en progression constante. Elle est elle-même abonnée au compte de… Stanislas Wawrinka et ne se prive pas de féliciter ouvertement le joueur de tennis après un tournoi réussi. «On peut se permettre, là, une approche un peu moins officielle», sourit Jean-Christophe Sauterel.

Prochaine étape: la mise en ligne d’une application pour les smartphones équipés des logiciels iOS et Android. Intitulée «votre police», l’application est développée en partenariat avec la police genevoise, s’adresse à un large public et devrait être lancée avant la fin de l’année.

Créé: 18.11.2013, 07h00

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.