La police vaudoise enseigne les virages aux motards

Sécurité routièreLes forces de l’ordre cantonales ont mis sur pied samedi leur premier cours gratuit dédié aux trajectoires, pour une trentaine de participants.

Chaque instructeur s’occupait d’un petit groupe de cinq 
ou six motards et motardes.?

Chaque instructeur s’occupait d’un petit groupe de cinq ou six motards et motardes.? Image: Christian Brun

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«J’ai le permis, mais je n’ai pas roulé pendant dix ans, je me suis dit que ça ferait du bien de rafraîchir mes connaissances et de tout de suite prendre les bonnes habitudes», confie Kathleen Morand, l’une des trente personnes qui ont participé samedi dernier à la première des deux journées gratuites de cours et d’exercices pratiques organisés par la police vaudoise à l’intention des motards et motardes du canton. Un tirage au sort a permis de désigner les 72 bénéficiaires de cette action, sur les près de 280 inscrits.

Deux d’entre eux n’ont pas pu se joindre au premier groupe d’une trentaine de pilotes, présents samedi matin sur le parking du Service cantonal des automobiles (SAN), à Aigle. Leur pneu arrière n’avait plus l’épaisseur minimale prescrite par la loi.

«Ce qu’on travaille aujourd’hui, ce sont surtout les trajectoires, précise le major Marc-André Daven, instructeur moto. Il y a encore trop de gens qui se tiennent trop près du milieu dans un virage à gauche, là où ils peuvent entrer en collision avec un autre véhicule qu’ils ne voient qu’au dernier moment à cause de la configuration du tournant.» Chaque instructeur-gendarme avait la responsabilité d’un petit sous-groupe de cinq ou six motocyclistes, dont il pouvait analyser et corriger la conduite tout au long des plus de 160 kilomètres du parcours à travers les Alpes vaudoises et même – un peu – bernoises.

«J’ai déjà fait plusieurs fois le cours sur circuit proposé par la police vaudoise, à Bresse, et je fais beaucoup de kilomètres chaque année avec ma BMW, commente Florian Breu, motard damounais de bientôt 56 ans, lors de la pause de midi. Mais j’ai quand même l’impression d’avoir appris des choses. Je prends mieux mes virages.» «Pas besoin de rouler au-dessus des limitations pour s’amuser, renchérit Marc-André Daven. Si on se place bien dans le virage, on roule de manière plus fluide, et on peut donner du gaz au bon moment pour redresser la moto.»

«J’ai passé mon permis en décembre, note Eliote Ropraz, 19 ans, de Lussy-sur-Morges, à la fin de la journée. Déjà j’ai découvert de magnifiques routes, moi je connais plus le côté vallée de Joux. Et puis on apprend à mieux rouler quand on peut suivre le rythme et l’exemple de quelqu’un devant soi.»

En route, des ateliers de prévention et de formation, certains avec le concours du TCS, étaient consacrés notamment aux freinages d’urgence, à la vision limitée qu’ont les chauffeurs de camion des motos proches de leur véhicule, ou aux effets désastreux de l’alcool sur la conduite d’un deux-roues. En l’occurrence un vélo VTT qu’il fallait emmener dans un parcours de cônes avec des lunettes simulant visuellement l’ingestion d’une bonne dose de pousse-café. Dérives garanties! (24 heures)

Créé: 24.05.2016, 11h21

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