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Des policiers vaudois armés de minicaméras embarquées

Seize agents pourront filmer leurs interventions dans le cadre d’un projet pilote de six mois.

La caméra miniature est fixée sur le gilet du policier, au niveau de la poitrine. Lorsque l’agent filme une scène, un voyant s’allume. Les images sont destinées à être transmises au Ministère public et au Tribunal des mineurs comme preuve éventuelle.
La caméra miniature est fixée sur le gilet du policier, au niveau de la poitrine. Lorsque l’agent filme une scène, un voyant s’allume. Les images sont destinées à être transmises au Ministère public et au Tribunal des mineurs comme preuve éventuelle.
DR

Dès le 8 juillet, la Ville de Lausanne et le Canton vont équiper seize policiers de bodycams: des minicaméras intégrées à leur gilet. Les agents pourront donc filmer leurs interventions, typiquement lors d’un contrôle d’identité tendu ou d’une bagarre de rue. Le dispositif sera testé durant six mois dans le cadre d’un projet pilote porté par Pierre-Antoine Hildbrand et Béatrice Métraux, respectivement municipal lausannois et conseillère d’État responsables de la Sécurité.

Les images pourront être transmises au Tribunal des mineurs et au Ministère public pour servir d’éventuelles preuves dans le cadre d’une procédure pénale.

Ce dispositif – déjà testé et approuvé par la police zurichoise – est principalement censé prévenir les violences contre les forces de l’ordre et éviter les fausses accusations de bavures. «Les policiers sont souvent filmés lors de leurs interventions, rappelle Pierre-Antoine Hildbrand (PLR). Les bodycams sont un outil en faveur de la police vis-à-vis des violences exercées contre elle. Elles rétablissent une certaine égalité entre ce que les policiers vivent et les moyens de preuves dont ils disposent.»

L’agent est tenu d’avertir la personne qu’elle sera filmée. Un voyant rouge s’enclenchera alors sur la caméra. Pour Pierre­Antoine Hildbrand, cet outil devrait permettre de «calmer le jeu» dans des situations tendues. «Il y a un double effet: sur les personnes interpellées et sur le comportement policier.»

En 2015, les bodycams avaient fait débat au Parlement vaudois, qui avait fini par rejeter la proposition. Des élus dénonçaient un flicage de la police. Cette même année, l’idée d’introduire les minicaméras à Lausanne était refusée, faute de base légale cantonale. À l’origine de ce postulat: les PLR Mathieu Blanc et… Pierre-Antoine Hildbrand. Aujour­d’hui municipal, ce dernier est donc revenu à la charge, établissant avec Béatrice Métraux cette fameuse base légale sous la forme d’une directive de police judiciaire signée par le procureur général et le commandant de la police cantonale. Elle prévoit que «les caméras ne sont enclenchées que dans des situations où une infraction pénale est constatée ou si l’imminence de sa probable commission est soupçonnée». Les images ne pourront être utilisées qu’avec l’accord du procureur ou du président du Tribunal des mineurs.

Coût des bodycams: 20 000 francs, payés à parts égales par les polices lausannoise et cantonale. Au terme de la phase test, le dispositif sera évalué par l’Université de Lausanne.

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