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Les pompes qui abreuvent des milliers d’autos ferment

Construite il y a 50 ans, la station-service de la route de Berne sera détruite et un nouveau bâtiment du Biopôle construit.

La station-service, avec ses huit pompes pour trente-deux pistolets, n'a rien à envier à ses soeurs d'autoroute
La station-service, avec ses huit pompes pour trente-deux pistolets, n'a rien à envier à ses soeurs d'autoroute
DOMINIC FAVRE

Cela fait tout juste cinquante ans qu’elle se tient là, bien droite et toujours verte, à l’entrée d’Épalinges en direction de Moudon. Avec le temps, la station-service BP a pris de la bouteille pour afficher aujourd’hui une posture qui n’a rien à envier à ses sœurs d’autoroute: un shop ouvert sept jours sur sept jusque tard dans la nuit, un tunnel de lavage et surtout huit pompes à essence pour un total de trente-deux pistolets que dégainent les automobilistes en partance pour la Broye. Et ils sont 32 000 à emprunter la route de Berne chaque jour.

À la fin de l’année toutefois, les odeurs de diesel et de sans-plomb se seront envolées: la station et ses annexes seront rasées. À la place, un nouveau bâtiment viendra compléter le parc immobilier du Biopôle.

On ne sait pas combien de voitures marquent un arrêt à cette station-service ou à son shop, quotidiennement, avant d’avaler les bornes en direction de la Broye. Ou de faire demi-tour pour prendre l’autoroute. Qui pour un plein, un paquet de cigarettes ou une baguette de pain. BP garde ces chiffres secrets. «C’est une station-service très bien fréquentée et importante pour nos clients», commente laconiquement Isabelle Thommen, responsable de la communication de BP pour la Suisse et l’Autriche.

Pour sûr donc, elle manquera dans le paysage. D’autant que la prochaine station, avec un shop ouvert toute la semaine le long de la route de Berne, se trouve à 20 kilomètres de là. C’est une autre BP. Celle de Moudon.

Syndic Vert sans nostalgie

Entre Épalinges et l’ancienne capitale du Pays de Vaud, ce n’est pourtant pas totalement la route de la soif pour les voitures, mais leurs infrastructures ne sont pas vraiment adaptées au volume du trafic actuel. Au sortir du village à un kilomètre de là, une première station (sans shop) propose seulement deux pompes, tout comme celle située à deux kilomètres au Chalet-à-Gobet (avec shop certes, mais de l’autre côté de la route, séparé par une ligne blanche). Il y a encore une station-service à Ropraz, à dix kilomètres, avec deux nouvelles pompes, mais son petit shop est fermé le week-end. Puis plus rien jusqu’à Moudon.

«C’est surtout le shop qui manquera aux automobilistes, mais du point de vue de la circulation, cette station n’était pas bien pratique.»

Dès 2019, il s’agira donc d’être prévoyant. Le syndic d’Épalinges n’en pense pas moins: «Les automobilistes trouveront bien le moyen de faire le plein ailleurs, mais je crois que c’est surtout le shop qui va leur manquer», estime Maurice Mischler. Pas de nostalgie toutefois pour l’élu écologiste lorsqu’il évoque la destruction de la station-service. «Du point de vue de la circulation, elle n’était pas bien pratique non plus et son emplacement obligeait parfois les automobilistes à un gymkhana.»

La destruction de la station-service BP d’Épalinges est actuellement à l’enquête publique. Elle concerne également le tunnel de lavage et un garage double. L’ensemble laissera place à un nouveau bâtiment du Biopôle, créé par les pouvoirs publics en 2004. Le Biopôle est un site qui s’étale entre Lausanne et Épalinges. Il est dédié aux instituts de recherche autant qu’aux entreprises actives dans les sciences de la vie. Ce nouveau bâtiment sera livré en 2020. Il comptera 10 000 m2 de labos et de bureaux supplémentaires.

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