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Le POP a choisi Anaïs Timofte et Bernard Borel comme têtes de liste

Les deux popistes visent le Conseil des États. Ainsi que le Conseil national, aux côtés de dix-sept autres candidats.

Anaïs Timofte et Bernard Borel.
Anaïs Timofte et Bernard Borel.
FRANCOIS GRAF

Le Parti ouvrier populaire (POP) est fin prêt pour les élections fédérales d’octobre. Devant la presse mercredi, il a présenté ses dix-neuf candidats pour le Conseil national. Dix hommes et neuf femmes venant des quatre coins du canton – mais surtout de Lausanne et Renens, bastions du POP. Les deux têtes de liste briguent aussi un siège au Conseil des États. La politologue Anaïs Timofte, qui s’est fait connaître cet hiver en faisant campagne pour succéder au ministre Pierre-Yves Maillard, fera équipe avec l’ex-député Bernard Borel, pédiatre à Aigle. Âgés de 27 et 67 ans, ces deux candidats «dynamiques ont des profils différents et complémentaires», relève le parti.

Pour le National, des figures connues comme l’ex-municipal lausannois et député Marc Vuillemier ou la psychopédagogue Véra Tchérémissinoff, très active auprès des Roms, côtoient de nouvelles têtes. Gymnasien membre du collectif Grève du Climat, Zakaria Dridi est le plus jeune candidat de la liste: il fêtera ses 18 ans cet été. Évoquant les grandes lignes de leur programme, il a plaidé pour une «écologie populaire, qui s’attaque aux vrais pollueurs: les multinationales. Elles sont 100 à être responsables de 71% des émanations mondiales de CO2.»

Sans surprise, le POP a mis l’AVS tout en haut de ses priorités, constatant «la faillite du système, dès lors que 20% des retraités ne touchent pas assez pour vivre dignement», dit Bernard Borel. A l’échelle suisse, le Parti suisse du travail (PST), dont le POP est la section vaudoise, prépare une initiative pour intégrer le deuxième pilier au premier. La politique de santé, les relations avec l’Union européenne et l’ubérisation néfaste de l’économie font partie des principales préoccupations des candidats. «Une gauche qui ne se renie pas, progressiste, solidaire, anticapitaliste, doit revenir au parlement, pour qu’il change de majorité. Nous sommes une force de propositions», lance le secrétaire cantonal Christophe Grand.

Le PST, qui fête cette année ses 75 ans, présentera des listes dans au moins six cantons. Il dispose d’un siège au National grâce au Neuchâtelois Denis de la Reussille. Avec 19 sièges en jeu, Vaud représente l’une de ses meilleures chances d’en conquérir un autre. Pour cela, le POP mise sur le traditionnel apparentement des listes de gauche – PS et Verts compris – au sein duquel il conclurait un sous-apparentement avec Ensemble à Gauche, la coalition que les popistes ont quitté. «C’est dans l’intérêt de tous, car l’objectif est avant tout de décrocher un siège pour la gauche de la gauche», note Anaïs Timofte. Éprouvé par des dissensions internes visant ses instances dirigeantes («24 heures» des 23 avril et 7 mai), le POP veut tourner la page: «Nous sommes unis, la campagne d’Anaïs Timofte au Conseil d’État a redynamisé le parti, beaucoup de membres sont remotivés et la campagne démarre sous les meilleurs auspices», estime Christophe Grand.

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